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20 février 2010
Le Conflit. L’ intello et l’écolo.
Elisabeth Badinter émet une opinion négative sur l’écologie dans son dernier livre Le conflit. La femme et la mère. et dans les médias. Que cette opinion soit inoffensive ou dangereuse, juste ou erronée…c’est au débat démocratique d’en découdre. Etonnement, il ne démarre pas du côté des intellectuels, qui restent silencieux. Sont-ils d’accord ? Ou bien ne s’intéressent-ils pas à ce sujet-là ? Pour le débat, on doit se contenter pour le moment de la réaction des accusés, les écolos. Des personnalités, essentiellement féminines (cf. NKM, blogs, groupes sur facebook, pétition « vertes de rage »…), démontrent à l’auteur, avec un sens du respect très inégal, son erreur d'appréciation dans le fait que le féminisme puisse régresser avec l’écologie et que l’écologie soit un mouvement lié à un retour au « naturel ». Ces femmes écologistes réagissent fort à propos aux juxtapositions de stéréotypes proposées par E. Badinter comme : féminisme = liberté, écologie = atteinte à la liberté donc écologie = anti féminisme ou encore écologie = retour à la nature, émancipation de la femme = détachement vis-à-vis de la nature, donc écologie = anti féminisme.
L’attitude d’E. Badinter est dans le fond parfaitement banale, dupliquant à l’identique l’attitude de rejet de l’écologie par une bonne partie des intellectuels et journalistes médiatisés français. La liste de leurs critiques ne cesse de grandir. Les vagues de froid de cet hiver ont été immédiatement récupérées comme contre-épreuve du réchauffement climatique (voir la Tribune acerbe de Pascal Bruckner dans Le Monde du13 janvier intitulée «le Réchauffement qui refroidit») Les climatologues et leurs e-mails, Nicolas Hulot et son film, la taxe carbone, le Sommet de Copenhague, Greenpeace à l’Assemblée Nationale, José Bové, ont alimenté de façon régulière leur moquerie. Les 68ards disant « ils nous emmerdent » au sujet des écolos, ont gagné du terrain. Les mises en scène ridicules et caricaturales d’écolos, y compris people, plantés avec grandes bottes dans la boue (car c’est bien connu, boue=nature=ecologie) ou mieux, nus (car c’est bien connu, nu= jardin d’éden=nature=écologie) n’ont jamais autant été diffusées. Claude Allègre, le spécialiste du procès d'intention envers ses concurrents, à été plébiscité comme un grand résistant face à une panique inutilement lancée.
Le silence et plus grave encore, le rire des intellectuels, face à l‘humiliation de la science, les font choir du côté de ceux qu’ils ont sans cesse dénoncés, combattus et cherché à éclairer : ceux qui confondent les croyances et le savoir, le dogme et la science. « La superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie, la fille très folle d’une mère très sage », la clairvoyance intellectuelle qui a permis de séparer fanatisme et religion au XVIIIème est en chute libre : en matière d’écologie, le dogme vaut pour science. La confusion est à son comble. Comment l’élite en est-elle arrivée à parler de l’écologie qui est une science, une spécialisation de la biologie créée au XIX ème siècle, avec des adjectifs aussi inadaptés que :« dictature », « machos », « ayatollahs», « rétrogrades », "retour à la préhistoire" ? Comment les intellectuels médiatisés sont-ils tombés dans une telle soupe de confusions?
Comment expliquer les pas des intellectuels vers l’obscurantisme alors qu’ils prétendent justement lutter contre l’obscurantisme « vert » ? Plusieurs raisons peuvent aider à comprendre ce chemin vers l’impasse :
-La science, les partis politiques, le militantisme des ONG et le mouvement modéré pour la protection de l’environnement portent tous le même nom, et les plus médiatisés en influencent l'image globale. La sémantique n’opère pas assez une séparation entre la science et le dogme, et le développement durable n’a pas réussi à prendre le relais et sortir l'écologie de ses confusions.
Dans ce grand mélange, les personnalités de l'écologie militante occupent une grande place en termes d'image. La science du même nom est comparativement quasi inconnue (qui peut citer trois noms d'écologues?) Ces acteurs militants, souvent pris par un sentiment d'urgence et par la volonté de trouver des solutions rapides aux problèmes établis, renvoient parfois une image autoritaire, alarmiste ou infantilisante, qui influence ainsi la perception des autres qui sont pourtant bien plus nombreux et représentatifs.
-L’écologie et ses enjeux (réchauffement climatique, chute de la biodiversité…) sont quasi absents des productions artistiques, culturelles et intellectuelles médiatisées, que ce soit les films de fiction, la littérature, l’art contemporain, le théâtre, les essais politiques, philosophiques ou sociologiques, les spectacles comiques, etc. ce qui en empêche la connaissance sensible (la conséquence est ici cause première).
-Le traitement par les médias de l’écologie et ses enjeux se fait par la caricature, l’accentuation de visions alarmistes, le goût du scandale incarné par les « climato-sceptiques », la vedettisation de people verts superficiels, ce qui empêche d’en avoir une image réelle.
-L’écologie et ses enjeux représentent une vexation pour l’homme, le constat de sa capacité de destruction à une échelle non seulement globale mais « après lui », auprès des générations futures, ce qui est une raison anthropologique majeure de rejet.
-Les intellectuels français précis et clairvoyants sur le sujet ne sont pas médiatisés : François Flahaut, Stéphane Lavignotte, Catherine Larrère, etc.
-La climatologie intègre une dimension prédictive, forcément soumise à des aléas liés à des variables non prévisibles (la quantité de steak que vous mangerez dans 20 ans, vous la connaissez ?) ce qui l’affaiblit face à un désir à la fois de certitudes et de suspicion.
-La prédominance culturelle et intellectuelle de l'idée de plaisir et de liberté à un niveau individuel et non collectif et l'histoire tragique d'initiatives "collectivistes" créent une méfiance vis-à-vis d' enjeux communs pouvant impliquer une résolution commune.
-La difficulté pour chacun à dépasser le sentiment d'acquis (matériels et immatériels) et le réflexe de vouloir les défendre, freine la prise en mains de nouveaux enjeux. Comme si aller vers de nouveaux acquis, de nouvelles réponses, était une menace, consistait laisser la proie pour l'ombre. Comme si faire un pas vers l'inconnu était se diriger vers le danger.
Ces raisons doivent être analysée et prises en mains pour éviter l’issue qui s’annonce : la haine réciproque. Il est grand temps pour les intellectuels, de se rendre que compte que de l’individu qu’ils jugent, ils ne voient que le flanc, et pour les écolos, de montre l’autre flanc.
18:42 Publié dans Autres articles | Lien permanent | Commentaires (10) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : badinter, ecologie
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Commentaires
Je suis d'accord avec l'essentiel de l'analyse, mais il me semble qu'il faut y rajouter souvent la grande méconnaissance des connaissances et des problématiques scientifiques et technologiques de nombreux commentateurs bien pensants sur ces questions. Or, les problèmes ayant trait à l'environnement et au développement durable sont atrocement complexes, comme tu l'évoques chronique après chronique, alors qu'il font l'objet de simplifications outrancières par des gens qui ignorent souvent ne pas même posséder les bases du raisonnement sur ces questions. Ce qui conduit, comme tu l'écris, à l'installation du discernement dans une posture défensive face à l'offensive soit de l'obscurantisme, soit de la méconnaissance, soit de la mauvaise foi, soit d'une alliance des trois. Espérons que nous ne serons pas rattrapés par de brutales occurences des "méga risques" proliférants et interconnectés propres au 21° siècle pendant que nous serons en train de nous interroger sur la légitimité de telle ou telle posture intellectuelle !
Ecrit par : Jean-Michel Valantin | 20 février 2010
Merci pour cet effort de distinguer le dogme écologisme de la science écologiste. Mais l'avez vous vraiment réalisé vous même dans cet article? Le silence des intellectuels sur des idéologies (écologisme) s'explique peut-être pour cette raison, ils sont probablement conscient que la science n'est pas une idéologie et qu'il est un peu facile pour les Verts de vouloir se l'approprier de manière exclusive et se poser en détenteur absolue de la vérité (Certains discours écologistes sont parfois si extrémistes qu'ils sont quasiment de l'ordre du religieux prophétique). Donc, et pour reprendre les termes que vous citez « dictature », « machos », « ayatollahs», « rétrogrades » les intellectuels ne font pas référence à la science mais à l'idéologie écologiste, autrement dit ils font la distinction que vous ne semblez pas faire malgré votre postulat sémantique... De plus je trouve un peu exagéré cette façon de dire que les écologistes sont pour l'action positive et que tout les autres condamnent la planète par leur passivité ...NON! Même si les faits sont là, chacun à le droit d'avoir des idées différentes, de ne pas partager certaines stratégies écologistes pour préférer d'autres types d'action. Et pour rebondir sur ce que dit Jean-Michel "Espérons que nous ne serons pas rattrapés par de brutales occurences des "méga risques" proliférants et interconnectés propres au 21° siècle pendant que nous serons en train de nous interroger sur la légitimité de telle ou telle posture intellectuelle !" Je répondrais : Il faut toujours s'interroger...et que toute action sans interrogation est vouée à l'échec. Merci d'avoir noté le caractère haineux, qui il est vrai traite les discours écologistes avec mépris...mais si les intellectuels devaient faire leur meaculpa, l'idéologie écologiste est-elle prête de son côté à accepter le débat? Est-elle prête à voir ses actions comme des stratégies (plus ou moins légitimes) et non comme de vérités absolues?
Ecrit par : Catherine | 21 février 2010
Merci pour ce commentaire Catherine, il est vif, lumineux et sincère, et m'a poussée à modifier mon article, dans la liste des raisons, j'ai mis en première position quelque chose qui va dans votre sens et qui est parfaitement juste et que je pense aussi. Mais là où je ne suis pas d'accord, c'est que je pense que le premier boulot des intellectuels est de préciser de quoi ils parlent, de la science ou du dogme. Ils créent une immense confusion en ne faisant pas cette précision. Ils créent l'amalgame. Vous êtes persuadée qu'il s'agit du dogme. Mais le GIEC commence à avoir une image aussi déplorable que les "verts foncés". Si le dogme n'était pas autant attaqué sans être précisé, les climatologues ne seraient pas actuellement humiliés. Si les intellectuels s'en prenaient vraiment au dogme, et uniquement au dogme, ils devraient être en train de sauver les climatologues, mais non, ils ne bougent pas. Je me reconnais bien sûr dans vos propos, car je ne suis pas moi-même une écologiste militante ni même une écologiste (j'en ai moi même une telle image mitigée que je n'arrive pas à m'y assimiler) mais je suis triste de voir l'image que l'écologie donne, et qu'elle participe d'une certaine façon à son rejet. Cette forme de détestation est logique, elle n'est pas contre le fond, mais la forme. Cependant, lorsque plus personne ne distingue les deux...comment fait-on? Quand la science, qui représente les faits, trinque elle aussi, on fait comment?
Ecrit par : alice audouin | 21 février 2010
Merci Alice pour cette analyse. On reconnaitra qu'il y a du sens à ce que dit Badinter sur le féminisme, par contre d'y opposer l'écologie, là en effet, il n'a fallu qu'un pas.
Encore faut il définir le mot écologie. Car l'exercice que rate Badinter et beaucoup d'autres, c'est bien la définition du mot 'écologie'...tout le monde ne semble pas mettre la meme définition derrière ces mots ce qui crée des confusions.
A force de parler d'écolos, d'écologie, on met tous sous le même sac. C'est bien là l'amalgame... comme si l'écologie était devenu un terme attrape-tout.
En tout cas, merci de rappeler qu'il faut bien distinguer le dogme de la science.
Ecrit par : David | 22 février 2010
Alice, excellente chronique. Ce qui me dérange beaucoup dans le dogme écologique est le concept de 'nature', 'naturel' qui n'est aucunement scientifique. Je crois comprendre pourquoi E. Badinter rapproche écologie et féminisme car il est vrai que dans certains discours militants écologistes on retrouve finalement un rejet de la modernité technologique mais aussi sociale. Or, l'émancipation de la femme s'est fait dans un contexte de progrès scientifique et technologique. En harguant un "retour aux sources" il y a un risque de renvoyer les femmes à leurs "fonctions naturelles" et à un mode sociétal rétrograde.
Ecrit par : Morgane | 22 février 2010
Je trouve votre analyse pertinente, et le livre d’Elisabeth Badinter s’inscrit dans un combat contre la Nature au profit d’une prévalence du culturel, ce qui finalement concrétise une tradition intellectuelle millénaire.
A sa manière, elle répond à un archaïsme (au sens premier) de la pensée, dont nous sommes tous dépositaires.
Mais c’est moins l’erreur qu’elle commet en assimilant l’écologie à une régression qui est intéressant que la thèse de son ouvrage.
C’est vrai qu’il se produit actuellement un phénomène étrange, une sorte de retour à un primat de la maternité. Malgré le paradoxe qui se dresse entre raisonnement naturaliste et nouveaux rôles socioculturels, ce point de vue est abondamment défendu aujourd'hui par nombre de médias et son ampleur va croissant, alimentant de nouvelles thèses et frisant la propagande nataliste. Se propage à nouveau un message pro-maternel dans lequel la Maternité, ayant retrouvé une majuscule pour la circonstance, apparaît même comme l'expérience-clé de la vie de femme. Les femmes sans enfant le savent assez, elles sont tolérées en apparence mais ont à en découdre avec une forme de méfiance ou de pitié aussi implacable qu'insidieuse.
Quel est donc ce rôle que joue aujourd'hui la Maternité? Ce mouvement de balancier vers l'arrière est-il un retour au Naturel? Le paradoxe est là: l'anorexie, la boulimie, l'homosexualité, l'énurésie, la dyslexie ou le bégaiement des enfants, c'est la femme elle-même qui en est responsable ! Le pouvoir de la mère n'est pas reconnu : il est dénoncé. Et ce à coup d'arguments scientifiques, c'est-à-dire étayés par nombre d'observations cliniques, mesurables et quantifiables.
C'est une régression condamnable, qui trahit une confusion entre "psychisme" et physique, par un effet dévastateur de la diffusion de concepts psychologiques mal digérés et jetés en pâture à la non connaissance vulgarisée d'un fait qui n'a rien de féminin. Il dépasse le féminin, et embrasse d'abord notre condition humaine, inclusivement celle du masculin, c'est-à-dire du "père symbolique".
Ce qui me semble discutable dans les propos d’E. Badinter, c’est moins l’erreur qu’elle commet en stigmatisant « un naturalisme » qui serait issu de l’écologie, dont elle ne prend qu’une mesure partiale et mal « digérée », que la manière dont elle règle sa souffrance narcissique au dépend du lecteur. Lequel est « objectivé », récupéré pour mieux la réparer.
Il s’agit bien d’un dénie de maternité, dont elle est personnellement victime.
« Il s'est développé ces 30 dernières années un modèle de mère idéale avec de nouvelles obligations de plus en plus lourdes pour se conformer à la nature », dit-elle.
Mais le sujet est ailleurs, et ce n’est pas en faisant de l’allaitement une « invention machiste », ou en réduisant « l’instinct maternel » à une invention phallocratique, qu’ Elisabeth Badinter parviendra à nourrir le fameux débat « nature/culture » qui a toujours divisé les intellectuels.
Je crois que le point d’équilibre est ailleurs, et qu’il répond à une réhabilitation du père, dans ses fonctions symboliques.
La place du père a été réduite depuis 40 ans, pour laisser s'installer un paradoxe. Celui d'avoir fait régressé la femme dans "un féminin" réducteur, portant le poids immense et exclusif de la transmission. Il est temps de "trouver un bon équilibre", en tentant de dépasser le mythe féminin, en particulier dans son lien exclusif à l'enfant. On sent bien que la femme contemporaine prend le risque d'être enfermée dans une mono-parentalité symbolique, qu'elle paye d'un tribut excessif à la collectivité, coupable de tous les maux de l'enfant, en devenir d'un destin d'adulte dont le déterminisme ne serait que féminin...
Sortir de cette impasse, c'est libérer la femme du despotisme d'un enfant, mais aussi donner à l'enfant les moyens de grandir, en dépassant le poids d'un oedipe "mal digéré".
Paradoxalement, la réconciliation de la femme avec elle-même, passe par la place qu'elle donnera au masculin, au sein même de sa relation à l'enfant.
N'est-ce pas une forme de définition plus juste et plus "naturelle" ?
Ecrit par : CAIAZZO | 24 février 2010
Très très intéressant. Si je poursuis sur votre piste, en fait E. B. avait le désir de ne pas être mère et n'a pas su s'écouter, donc elle a vécu la maternité comme un poids, une contrainte (s'en voulant de s'être soumise, alimentant ses regrets bien réels, trouvant des explications à ses "insuffisances dans ce rôle" sources de culpabilité). La question centrale devient alors la liberté qui lui a manqué pour rester fidèle à elle-même. Mais le point le plus important me semble aujoud'hui en effet cette histoire de la place de l'homme. Il y a peut-être, si je continue ma psy de comptoir, un manque d'admiration(et donc de place donnée) de l'homme car il est sans doute perçu comme incapable d'accepter pleinement une femme comme elle est, y compris dans son non désir d'enfant. Mais là encore, pour être accepté, il faut s'accepter soi-même et être donc clair sur ses désirs. Il est facile de juger une réponse avant même d'avoir formulé une demande. Le message finalement humain pour cette Elisabeth serait: perds pas de temps à expliquer ce que tu n'es pas, vis ce que tu es.
Ecrit par : alice audouin | 01 mars 2010
Bonjour et bravo pour l'analyse.
Je viens de finir le livre d'Elisabeth Bandinter. Je dois dire que je n'ai pas ressenti aussi fortement le rejet de l'écologie. Je retiens surtou un rejet du retour au naturalisme, qui voudrait que la femme se plie aux règles de la nature....Je suis juste restée sur ce point de vue. Même si je comprends le vôtre, je me sens pour ma part, moins "agressée".
Ecrit par : charline corbel | 01 mars 2010
Un grand merci pour ce message, en fait, la réaction se rapporte bien davantage aux interviews dans la presse,
dans le fond, l'écologie n'est utilisé que comme nouveau "prête-nom" du naturalisme, mais ce prête-nom reste quand même mal choisi...
pour ce qui est du fond, je ne crois absolument que certains mouvements hyper minoritaires puissent permettre de dessiner une tendance de fond de "retour au naturalisme"
j'en profite pour signaler le tout à fait remarquable et brillant article dans libération par Elsa Dorlin qui élève le débat à une très noble place :
http://www.liberation.fr/societe/0101623135-analyser-ensemble-le-sexuel-et-le-social
Ecrit par : alice audouin | 09 mars 2010
Lettre ouverte
Notion d’équité de base :
La diffamation est un acte des plus sordide, mais à contrario la dénonciation est un devoir civique, nécessaire et incontournable, pour protéger des victimes potentielles et empêcher des criminelles de nuire…
Si les coupables ont droit à la présomption d’innocence, il est des plus odieux que les victimes en soient « affublées » de la présomption de culpabilité… Chose qui est malheureusement des plus répandue, et je parle d’expérience !
Les individus « peu fréquentables » dont les noms suivent ont les moyens de me poursuivre en justice, libre à eux de le faire. Je me ferai un plaisir de fournir les preuves de mes propos devant un tribunal non « bidonné », chose qu’on me refuse faute de moyens. Par conséquent, en temps que coupable présumé, je revendique mon droit à la présomption d’innocence et mon droit d’être pris au sérieux… Dans l’attente, je préviens de nombreuses victimes potentielles des actes de ces ignobles crapules, ce qui est un devoir civique mais aussi une assistance à personne en danger et ceci est loin d’être des mots en l’air.
Cœur du sujet :
Mr Garnier Jean, ex mari de Mme Lepen et ami intime du couple Lepen, PDG de plusieurs sociétés « écran » dont Ségitech, Finercor, Finecor, Ecotech…
Mr Protain Gérard, avocat fiscaliste et gérant de la société Brevets et Associés, et ami personnel selon lui de Mr Borloo, ministre de l’écologie, de l’énergie et du développement durable.
Mr Protain Florent, contrôleur de gestion chez Affine, société ayant plus d’un milliard d’euros d’actifs immobiliers.
Mr Rouzé Jean-Louis, expert comptable et commissaire aux comptes, PDG de la société Fidelio et un des directeurs du directoire du groupe Fisalis, 7 millions d’euros de chiffre d’affaires.
Et ceux ci parmi bien d’autres, bien sûr…
Ces individus très « fréquentables » dans le « grand monde » font en fait partie d’un réseau criminel organisé, ayant pour but principal le blanchiment d’argent et l’évasion fiscale, et pour but secondaire de s’approprier par tous moyens, des participations et intérêts quelconques dans des industries.
Par tous moyens j’entends l’escroquerie, les faux et usage de faux, l’abus de confiance mais aussi la spoliation, l’esclavage, l’intimidation, le chantage, les menaces (kidnapping, torture et mort) mais aussi, si besoin est, le meurtre... Et ils ont d’ailleurs essayé de m’imposer à signature par chantage un « contrat » de copropriété dans lequel se trouvait une « tontine » qui spécifiait que dans le cas où je viendrais à mourir, tout serait à eux, soyons naïf et pensez que ce n’était pas à dessein… Et ce, en plus de nombreuses menaces verbales… Ils sont très forts et des plus dangereux, car ils connaissent très bien les lois et savent les contourner à travers des sociétés écran basées à l’étranger et donc au dessus des lois françaises et gérées par des prête noms et il est très difficile d’obtenir des pièces écrites et de démontrer l’implication de ces individus, car ils dissimulent tout.
J’accuse l’INPI ou Institut National de Propriété Industrielle d’avoir « normalisé » des faux documents permettant à ces individus d’agir en s’appuyant sur « l’honorabilité» de l’INPI pour mieux abuser leurs victimes, qui doivent se compter par dizaines à travers l’Europe.
Je vous informe, afin que vous puissiez relayer l’information aux inventeurs que les experts en propriété industrielle ne sont déontologiquement, ni légalement, tenus pour responsables de leurs actes et qu’à ce titre ils peuvent abuser de leur position, établir des faux en écriture et faire chanter les inventeurs parmi bien des « pratiques » violant les droits de l’homme… A condition bien sûr qu’ils soient payés pour ça… Et ceci le plus légalement du monde puisque des lois violant la constitution française ont été votées dans ce sens… Chacun appréciera ces faits à leur juste valeur.
J’accuse le gouvernement français d’être informé de l’existence d’une technologie française permettant le traitement du CO2 et permettant l’exploitation du CO2 à des fins de production d’énergie propre à faible coût, et d’avoir clairement préféré chercher à imposer une taxe carbone au lieu de mettre ces individus hors d’état de nuire et de développer cette technologie dans l’intérêt général de l’humanité, avant de faire marche arrière sur la taxe carbone pour ne pas « plomber » notre économie… A moins bien sûr, que Mr Sarkozy ait réalisé que la mise en place d’une telle taxe m’aurait fait beaucoup de publicité et que cette affaire aurait fini par éclater…
J’aimerais que vous réalisiez maintenant que ma vie est menacée, on me menace de différents procès, pour me contraindre au silence mais on m’a aussi menacé de mort ou plus exactement de disparition… Si vous y voyez une nuance, excusez mon interprétation personnelle.
Faire un étalage aussi franc de cette affaire représente un énorme risque pour moi, mais je n’ai aucun autre choix. Ne pouvant moralement laisser ces crapules poursuivre leurs agissements sur d’autres victimes et ne pouvant me résoudre à baisser les bras face à la stérilisation carbonique.
Il faut que vous réalisiez que ce qui se décidait à Copenhague, et qui se décide ces jours ci à Bonn et ce qui se décidera à Mexico en fin d’année, est d’une importance majeure pour l’avenir de notre espèce.
Les émissions de CO2 anthropique sont une menace pour la survie de notre espèce et ceci est un fait. On peut contester le réchauffement planétaire, en fait on peut tout contester d’ailleurs, mais le fait est que nos écosystèmes se modifient de manière rapide et durable.
Pour exemple, dans les années qui viennent, nos océans qui nourrissent au bas mot 1 milliard d’individus seront devenus suffisamment acides à cause du CO2, pour perturber toute la chaîne alimentaire marine et ceci va menacer l’économie mais surtout va menacer de famine 1 milliard d’êtres humains… Ceci est déjà malheureusement en marche.
Le réchauffement planétaire, dont l’origine peut paraître contestable à certains, menace aussi de libérer des masses monstrueuses de méthane aujourd’hui gelées (dans les glaces près des pôles, mais aussi dans les fonds marins), et de part sa grande quantité, ce méthane pourrait parfaitement s’enflammer au contact de l’air (principe des feux follets) . Si cela devait arriver, notre écosystème, notre planète, deviendraient rapidement incapables de soutenir la vie telle que nous la connaissons et ceci n’est pas un scénario catastrophe fantaisiste… Ceci a déjà eu lieu dans le passé de la Terre et a déjà commencé selon une étude scientifique parue en début d’année.
Ma technologie, aujourd’hui paralysée par ces crapules et le système de protection industrielle est notre seul espoir face à cette catastrophe écologique majeure et ceci est malheureusement un fait incontournable… Et chaque minute perdue ne se rattrapera pas…
Il est inutile de croire une seule seconde que nos politiques vont réduire de 30% nos émissions de CO2 et que cela suffira à régler le problème… D’abord nous sommes trop dépendants des énergies fossiles pour y parvenir, et ensuite 30%, 50% ou 90% de réduction ne feraient que ralentir la machinerie qui commence déjà à s’emballer, et ce sous réserve que nous parvenions à réduire nos émissions, ce qui est fort peu probable mais on peut toujours croire au père Noël…
Aujourd’hui il faudrait non seulement réduire nos émissions au zéro absolu, mais aussi prendre en charge le CO2 en le retirant de l’atmosphère pour soulager nos océans, qui finiront par nous le rendre tôt ou tard dans le cas contraire.
Ceci, aujourd’hui, nous sommes technologiquement et économiquement incapables de le faire, seule la technologie que j’ai développée en est capable et aujourd’hui, elle est dans une impasse à cause du système de « protection industrielle » et de ces crapules.
Ceci, ne vous y trompez pas est une bouteille à la mer, le dernier espoir d’une espèce à l’agonie qui dans son arrogance n’est pas capable de voir le désastre où la cupidité d’une extrême minorité la conduit et je ne me fais aucune illusion sur le fait que cette bouteille finira, noyée dans l’océan de la connerie humaine… Mais, même si ma vie en est menacée, je devais procéder à cette mise en garde.. Chacun doit vivre avec sa conscience et doit se préparer à mourir, avec et pour ceux qui en ont, ce n’est pas si évident que ça, mais encore faut il être capable de comprendre ces mots.
Bonne chance à tous.
Jean Luc Quéré
Pour en savoir plus :
Ne pas divulguer ou ne pas relayer les faits suivants serait un crime contre l’humanité :
Apprenez la réalité du système de Protection Industrielle , ou comment des N.A.B.O. (Notables Agissant en Bande Organisée) usent et abusent de ce système et d’une justice à deux vitesses (celle des riches et celle des pauvres), pour spolier les inventeurs et violer les Droits de l’Homme, et ce en toute impunité, car agissant avec la complicité active ou passive dudit système, que l’on devrait appeler en fait : système de « dé-Protection Industrielle » !!
Apprenez le sordide fonctionnement du système de «dé-Protection Industrielle » qui « légalise » des actes criminels !
Apprenez comment une invention révolutionnaire concernant le traitement du CO2, se retrouve paralysée, et ce alors même que les « spécialistes » annoncent pour conséquence du réchauffement planétaire, des problèmes alimentaires pour au moins un milliard d’êtres humains d’ici 30 à 40 ans, et ce alors même que les catastrophes climatiques se font de plus en plus nombreuses partout sur la planète ( et de plus en plus proches de nous : tempête Xynthia, de triste mémoire).
Apprenez comment cette invention, vitale pour la survie de l’espèce humaine face à la « stérilisation carbonique », menace véritable du CO2 anthropique, est paralysée dans l’indifférence des dirigeants français et des médias alertés qui gardent le silence, pour permettre de générer de nouvelles taxes et pour continuer de dissimuler la vraie nature du système de « dé-Protection Industrielle » !
Apprenez comment se met en place la « stérilisation carbonique », dans l’inconscience générale, alors qu’elle va réellement éradiquer toute forme de vie évoluée sur la Terre, et que cette technologie seule chance pour notre survie, existe et qu’elle est paralysée par le système de « dé-Protection Industrielle » qui soutient des N.A.B.O. par simple complaisance ou pour dissimuler sa vraie nature à des millions d’inventeurs, victimes à travers le monde de ce système abject !
Ceci , hélas, n’est pas un canular… C’est la plus pathétique et la plus révoltante des vérités !
Pour apprendre :
Sur ces crapules : http://razlebol.skynetblogs.be/
Sur la « stérilisation carbonique » : http://sosterrien.skynetblogs.be/
En anglais pour diffusion internationale : http://sosterriensanglais.skynetblogs.be/
Ne pas diffuser ces faits, serait un crime contre les inventeurs et un crime contre l’Humanité…
Que vous pourriez tous, payer très cher dans les années ou les mois à venir. Prenez en conscience avant qu’il ne soit trop tard !
Ecrit par : jean-luc quéré | 14 juin 2010

