04 mai 2010

Exposition COAL "Panorama", Palais de Tokyo

ricordeau.jpg6 Mai - 10 Mai - Salon 1.618, Palais de Tokyo
Avec : Pauline Bastard, Neil Beloufa, Julien Berthier, Andrea Blum, Collectif Hehe, Vincent Ganivet, Vincent Mauger, Georges-Pascal Ricordeau, Aurélie Slonina, Stéphane Vigny.
L'exposition Panorama, organisée par COAL (Commissariat : Lauranne Germond), la coalition pour l'art et le développement durable (www.projetcoal.fr), propose un tour d’horizon d’une génération d’artistes ayant en commun une démarche éthique et esthétique nourrie des enjeux du développement durable.
Panorama propose aux visiteurs de porter un regard à 360° degrés sur leur environnement immédiat à travers un diorama urbain fait de regards croisés sur l’habitat, les transports, le mobilier, les espaces verts. Les artistes présentés agissent dans le quotidien, infiltrent et perturbent les réseaux sociaux et économiques, ou court-circuitent les politiques d’aménagement urbain, recyclent des objets usuels, discréditent les stereotypes de l’escapade et de la mobilité au profit d’une vision poétique de l’errance et de la précarité, ou encore utilisent les stratégies marketing pour le compte d’enjeux non lucratifs. Loin du militantisme et de l’engagement proclamé, leur action individuelle, infime mais subtile, incisive et décalée, fait figure de grain de sable dans les rouages du système. Ils nous confrontent aux paradoxes de notre manière d’habiter la ville, entre tentative d’évasion et fuite en avant.
L’exposition Panorama est accompagnée d’un programme vidéo, diffusé pendant toute la durée de l’événement sur Souvenirs From Earth première chaîne de télévision Haute Définition entièrement consacrée à l’art vidéo : Pauline BASTARD L’homme du fond d’écran et Western, Neil BELOUFA 2007, April the second, Julien BERTHIER en collaboration avec Dorian GAUDIN Para Site, Collectif Hehe Tapis Volant, Vincent MAUGER sans titre et Stéphane VIGNY Perçeuse à sauter.
Dans le cadre du salon 1.618
www.1618-paris.com   
Visuel : JP Ricordeau, Masques                                                                        

31 mars 2010

Thierry Boutonnier lauréat du Prix COAL Art & environnement

Le Prix COAL Art & Environnement a récompensé hier le projet « Assolement » de Thierry Boutonnier. Il a été désigné parmi dix finalistes par un jury de personnalités du monde de l’art contemporain, de l’environnement et du développement durable. La remise de prix a eu lieu au Comptoir Général à Paris.

 Le projet lauréat
Le projet lauréat « Assolement » de l’artiste Thierry Boutonnier, intervient dans le cadre du « contrat urbain de cohésion sociale » (CUCS) accompagnant des quatre années de travaux de réhabilitation de l’Entrée Est du Grand Lyon. Thierry Boutonnier propose, dans une approche écologique et impliquant les habitants de cette zone sensible, des actions concrètes comme un lieu écologique de concertation, la création d’une pépinière urbaine, d’un pigeonnier, de ruches et même d’une bergerie. Le lauréat, âgé de vingt-neuf ans, résidant à Lyon et diplômé de l’école Nationale des Beaux Art de Lyon et de l’université de Concordia à Montréal, commente son projet : « C’est en cohabitant avec les espèces que je vis mon art. Je brasse la terre arable durant le chantier du quartier Mermoz Nord avec les habitants de façon à semer des formes qui les relient à ce territoire sensible. Ma volonté est de créer un geste citoyen qui soigne son environnement et qui en récolte les fruits.»

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 Le jury
Paul Ardenne, critique d’art ; Nathalie Blanc, géographe ; Ari Brodach, directeur du développement durable de la Ville de Lille ; Anne-Marie Charbonneaux, présidente du Centre National des Arts Plastiques ; Denis Couvet, écologue, MNHN et école Polytechnique ; Lorenzo Fiaschi, directeur, Galleria Continua ; Fabrice Hyber, artiste ; Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat ; Guy Tortosa, inspecteur général en charge de la commande publique à la Délégation aux Arts Plastiques.
Anne-Marie Charbonneaux, Présidente du Jury du Prix COAL et déclare à l’issue de l’événement : « Le Prix COAL Art & Environnement est une initiative essentielle. Tous les dossiers sont d’excellente qualité et donc la sélection très difficile. Finalement, le choix du jury s’est porté vers un projet complexe, proche d’une utopie, engageant la population d’une zone sensible, difficile à mettre en oeuvre. Le prix COAL, par le soutien et la légitimité qu’il apporte, va aider le projet à surmonter les épreuves qui l’attentent au moment de sa concrétisation. »

Les neuf autres projets finalistes
Art Orienté Objet, L’alalie ; Pascal Bircher, The door to hell ; Collectif Héhé, Nuage vert ; Valère Costes, Résidence en forêt tropicale Guyanaise ; Magali Daniaux & Cédric Pigot, Final melt ; Olivier Leroi, Un drapeau pour l’Antarctique ; Frédéric Pradeau, Purificateur d’eau de mer; Momoko Seto, Planet Z ; Philippe Terrier Hermann, The world.

Le prix COAL, créé et organisé par l’association COAL, en partenariat avec le Centre National des Arts Plastiques, récompensera annuellement le projet d’un artiste contemporain sur le thème de l’environnement. 2010 est sa première édition. COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable», association créée en 2008 par des professionnels de l’art et du développement durable, est une nouvelle plateforme d’échanges et de projets créant un pont entre ces deux univers. Les activités de COAL comprennent des commissariats d’exposition (commissariat : Lauranne Germond), des publications, des débats, des appels à projets, etc.
www.projetcoal.fr / contact@projetcoal.fr

24 octobre 2009

La FIAC 2009 vue sous l'angle de l'environnement

Il ne s'agit pas ici de juger si la FIAC trie ses déchets ou si les toiles sont sans dérivés petro-chimiques mais de s'attacher au propos des œuvres. Pour cet exercice, deux écueils sont inévitables, faute d’une connaissance minutieuse des œuvres, des galeries et des artistes (étant un amateur mais non un professionnel de l'art) : l'un, ne voir du « vert » qu’au travers de signes visibles, alors que celui-ci peut être plus large, caché, intégré dans la démarche de l’œuvre ou de la vie de l’artiste, et l'autre, se tromper sur l’œuvre dès lors qu’elle affiche justement des symboles rattachés à l’environnement (mais une photo de milliers de canettes ne veut pas forcement dire : thème du déchet).

Voici donc un exercice périlleux, en lien à des questions à l'origine de la création de l'association COAL (www.projetcoal.fr) : quelle place les enjeux environnementaux (réchauffement  climatique,  chute de la biodiversité, pollution mers et des océans...) liés à nos modes de vie et de consommation ont-ils dans la création actuelle ? Les rapports de l’homme à la nature exprimés dans l'art en sont-ils influencés ? L’art contemporain participe-t-il plutôt au déni ou à la prise de conscience ? Un mouvement artistique naîtra-t-il de l'impact grandissant des enjeux climatiques ou bien chimiques sur nos sociétés ? Jusqu'à quel point l'art contemporain, en prise directe avec l'économie neo-libérale le poussant à devenir chaque jour davantage un signe extérieur de richesse et un moyen de spéculation, peut-il s'en dégager pour créer un espace critique réellement autonome ?


Un lien intime avec le Pôle Nord100_4765.JPG 
Difficile de rater dès l'entrée du Grand Palais le mur entier de la Galerie d'Emmanuel Perrotin consacré à l'œuvre "Pôle Nord" de Sophie Calle. Passagère de Cape Farewell, une expédition en bateau unique au monde destinée à faire constater à des artistes de renom le réchauffement climatique "in situ", Sophie Calle a pris le large vers le Pôle Nord pour une toute autre raison : la passion de sa défunte mère pour l'Arctique. Sophie Calle est rentrée tout aussi étrangère à la question du réchauffement climatique qu'elle n'est partie, mais satisfaite d'avoir réalisé un rituel, l'enterrement d'une photo, d'un collier et d'une bague de sa mère dans la glace. Les interrogations de Sophie sont gravées blanc sur blanc sur son œuvre : savoir si "les changements climatiques" (Sophie ne sait pas que cette expression s'emploie au singulier même après trois semaines de sensibilisation ) emmèneront les vestiges de sa mère "vers la mer, pour faire la route du pôle?" ou encore si la trouvaille lointaine des bijoux conduira les archéologues du futur à les attribuer au Inuits.

En restant hermétique au projet collectif du moyen de transport utilisé pour ses fins personnelles, Sophie confirme ses deux vérités: l'obsession ne s'écarte jamais de son chemin et l'intimité est le seul chemin vers la sensibilité.

Photo : Deux photographies faisant partie de "Pôle Nord". Il s'agit des photos prises du hublot, avec les bijoux de la mère de Sophie Calle posés sur le rebord du hublot. L'oeuvre, en 5 exemplaires, est de 75000 euros. 

Bestiaire100_4773.JPG
Les oeuvres sur les animaux témoignent avec intelligence de l’étendue des rapports actuels de l’homme à la nature, de l’exploitation au soin. Le photographe flamand Geert Goiris présente  à la galerie parisienne Art:concept la vue d'un territoire parfaitement aménagé d'un zoo laissant entrevoir un lion au second plan. G. Goiris interroge «  la vie sauvage comme idée culturelle », et démontre ici à quel point cette idée culturelle est éloignée des animaux eux-mêmes. Dans son travail, G.Goiris joue du contraste entre des éléments naturels extrêmes (la neige abondante, le grand gel, le grand froid) et les réalisations techniques humaines extrêmes, ainsi se met-il en scène comme explorateur ultra équipé en plein milieu de l’Antarctique. Pilar Albarracin, artiste andalou, a placé Tartera, un taureau de corrida emplaillé, en plein milieu de la galerie GP&N Vallois (photo). Le taureau a le genou à terre, signe de sa soumission lors d'un combat, mais garde les cornes en l'air, signe de son insubordination innnée. Ici encore, c'est le résultat d’un combat, où la nature qui a cédé à l'homme contre son gré. La finoise Pertti Kekarainens ritualise la mort des animaux tués sur les routes. Elle les moule et en fait des statues de bronze, avant de les incinérer. Enfin, le jeune suisse Jeremie Gindre amateur de randonnées en nature offre une œuvre « Présence des oiseaux » qui révèle par le moyen utilisé (des planches) le pourquoi de leur disparition : la déforestation

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Rien dans la poubelle
Les artistes russes sont déroutants, ils sont très pamphlétaires sur la politique mais lorsque l’on arrive à la consommation, ils deviennent joueurs. Ainsi l'œuvre "Container " de l'artiste  "Recycle" (en fait l'union de deux artistes Blokhin & Kuznetsov) sorte de poubelle yogi ou de SDF fondu avec l'un de ses moyens de subsistance (photo), n'est pas l'œuvre de deux écolos accros de recyclage, mais deux jeunes de 25 ans aimant jouer avec les codes de la société actuelle.

La nature à son apogée
La hollandaise Ellen Kooi, star de cette FIAC 2009, offre le trio gagnant : une nature intacte ( par exemple une forêt ancienne) + une mise en scène sophistiquée + une légère artificialisation des couleurs. Le résultat impeccable s’appuie sur un réel attachement à la terre, une solide expérience du théâtre et une touche magique de la photographie.100_4783.JPG

Ellen Kooi
Broselle - rode jurk, 2007

Icônes consommables
Quelques perles ironiques sur la société de consommation. Martin Kippenberger présente "Gescheutzen palmen im langweiligen frankfurt", un jeu d’autocollants « I love… » aussi stupides les uns que les autres : j’aime le collagène, j’aime Gala... (détail, photo 100_4775.JPGde gauche) Mathieu Mercier présente trois sculptures réalisées avec des boites de produits de consommation, dont le dentifrice Signal Intégral, au logo révélateur à la DSCF0016.JPGgalerie Triple V. Le plus drôle revient à Alexandre Perigot, avec « Blondasse » (détail, photo de droite), une série de photos de grandes meules de foin recoiffées à la Sharon Stone et Britney Spears, accompagnées d’un documentaire de J.-Y. Jouannais en français prononcé avec un fort accent américain. A. Perigot vient de terminer la série « Fighting asshole », un guide de combat contre des cyclones (le « trou du cul » étant l’œil du cyclone, le cyclone devenant un ennemi du fait de l’amplification de sa vigueur due au réchauffement climatique). Le non accès à la consommation est lui mis en valeur par Adi Nes à la Sommer Contemporary Art de Tel Aviv, avec une très belle  photographie de deux glaneuses après un marché.

La place de l’artiste…dans le marchéDSCF0015.JPG
Philippe Terrier-Hermann
présente à la galerie la Blanchisserie une carte de géographie « The world of contemporary artist » réalisée en 2009 qui comptabilise le nombre d’artistes exposés par pays et permet de constater que ce nombre d’artistes est proportionnel au PIB. Le même artiste y présente également « « Top 10 » (photo), la transposition des logos des marques commerciales les plus connues aux noms d’artistes les plus côtés...la suite parfaite de l’oeuvre « L’Audit », de Martin Le Chevallier présentée l’année dernière  axée sur le « SWOT » (méthode marketing visant à optimiser la réussite sur le marché) de son travail. Au final l’artiste tend à ressembler à celui qui l’achète : le consommateur, l'actionnaire ou le citoyen ?

Pas de CO2 à l'horizon
Force est de constater que le réchauffement climatique, même à un mois et demi du sommet de Copenhague, n’est pas encore entré à la FIAC. Et d’autres thématiques sociétales pourtant présentes en 2008 semblent avoir reculé, comme les conditions de travail dans les fabriques des pays en développement, la critique de la finance, etc. Les sujets pas glamour du tout comme la guerre (à la Chelooche Gallery de Tel Aviv), la religion (l’infatigable et irremplaçable Mounir Fatmi à la galerie Hussenot), le handicap (la toile d’Axel Pahlavi cachée le long d’un mur à la galerie Eva Hober) la Françafrique (une oeuvre forte de Sergej Jensen), le passé nazi (sculpture choc de Jonathan Meese), la bombe atomique (Study for Priscilla de Robert Longo sur le mur d'en face de la bien plus hype éjaculation faciale de « Cumshot in Blue » des artistes branchés Ida Tursic & Wilfried Mille, qui s'y reflète comme pour dire "je ne suis pas sure que ce champignon soit super cool " - voir photo ci-dessous), sont rares et restent, comme les autres "problèmes de société" sociaux et environnementaux, à une place discrète en comparaison à leur réalité sociale.

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Une galeriste porteuse d'avenir
La Galerie Aline Vidal convie à l’optimisme, le parti pris artistique et la conscience environnementale s’y côtoient de façon joyeuse et pertinente. Avec les Holy Days d' Herman de Vries en passant par la sorte de billard alpin (sans titre) de Stéphane Thidet, les photos de Lucien Pelen ou encore les œuvres poétiques d' Olivier Leroi, la FIAC a pourtant les moyens de montrer que l’environnement peut être un sujet passionnant, positif, non anxiogène, désirable…difficile à croire à l’heure où les médias pilonnent les cerveaux d'annonces d’apocalypse…mais le rôle de l’art n’est-il pas de prendre le pouvoir et de détourner les chemins ?

Alice in Warmingland 

11 octobre 2009

Art, culture et développement durable

Le développement durable souffre d'être perçu ou bien comme trop consensuel, ce qui lui donne une image de fourre-tout, ou bien comme une idée "écolo", ce qui le handicape via la crainte de l'oxymore, du dogmatisme ou de l'esthétique baba cool.
Cette image caricaturale n'est pas si éloignée de la vérité. Le développement durable manque souvent d'ouverture, de hauteur, d'humour, de culture. Certains en viennent à penser que d'autres concepts mieux "assis" intellectuellement, comme par exemple la décroissance, le dépasseront.
Ce dont souffre dans le fond le développement durable, c'est de son manque de relation, c'est de ne pas se nourrir, s'inspirer, dialoguer assez avec les sources intellectuelles et culturelles qui pourtant parlent son langage.
Avec l'association COAL, nous contribuons à ce long, passionnant et nécessaire chantier consistant à créer des liens et des ramifications pour que ce concept de développement durable, si jeune et déjà si politique, voyage, s'enrichisse, et devienne véritablement intéressant et inspirant. COAL oeuvre spécifiquement à créer un lien entre les arts plastiques et le développement durable, par des expositions, un appel à projet, des évenements, etc. COAL amorce également un projet de "mediatèque du développement durable" qui offre des références culturelles en lien avec la thématique, et propose sur son site Internet  un lieu de connivence, d'affinité, afin de favoriser les échanges.
Voir www.projetcoal.fr

01 juillet 2009

Lancement de l'appel à projet COAL

COAL mobilise les artistes contemporains sur l’environnement

Paris, le 1er juillet 2009 COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable», lance, avec l’appui du Ministère de la Culture et du Centre National des Arts Plastiques le Projet COAL, un appel à projet auprès des artistes contemporains sur le thème de l’environnement. L’objectif est de les mobiliser sur les enjeux environnementaux tels que le réchauffement climatique et de sensibiliser la sphère publique via l’intervention des artistes.

Le projet COAL, un projet ambitieux sur trois ans

Le Projet COAL est un cycle d’appel à projet sur trois ans qui invite les artistes contemporains à travailler sur les grands enjeux environnementaux et sociétaux planétaires. Le social, l’économique, l’environnement, sont les trois piliers du développement durable et sont indissociables. Seule une approche pluridisciplinaire permet de rendre état de la complexité des enjeux. Cependant, en intégrant cette approche globale et systémique, le projet COAL propose trois clés d’entrée au travers de thématiques annuelles : 2009 | Écologie, 2010 | Économie, 2011 | Social

Le projet COAL vise à : Inciter l’implication et l’engagement du monde de l’art sur les enjeux environnementaux et sociétaux actuels ; Valoriser le rôle de l’artiste comme partie prenante, favoriser l’échange et leur mise en réseau avec les acteurs du développement durable (ONG, Institutions Internationales, Collectivités, Entreprises, Syndicats...) ; Soutenir la production et la diffusion d’œuvres signifiantes ; Leur offrir une visibilité auprès d’acteurs publics et privés. Le premier thème du projet COAL, pour l’année 2009, est l’environnement.

L’environnement : un enjeu majeur sur lequel les artistes doivent davantage d’exprimer

L’environnement correspond aujourd’hui à une préoccupation montante autour de son déclin et de sa dégradation, faisant ainsi évoluer le lien de dépendance, d’histoire et de culture qui le relie aux hommes. Parfois perçu sous le prisme de ses représentants et défenseurs, l’environnement est également une notion controversée, pour certains une menace d’autoritarisme « vert ». L’environnement est donc à la fois un vaste éco-système menacé, mais aussi une politique et l’un comme l’autre sont aujourd’hui en mutation.
Les artistes contemporains sont nombreux à s’exprimer sur l’environnement, mais encore trop rarement sur les enjeux cruciaux comme le réchauffement climatique ou la chute de la biodiversité. Si de nombreuses initiatives et expositions se multiplient à l’international, en France, l’impulsion reste à construire. Le Projet COAL a pour ambition de contribuer à cette impulsion en créant un pont inédit entre l’univers du développement durable et l’art contemporain afin de favoriser la création.

Les temps forts de l’appel à projet

L’appel à projet s’adresse aux plasticiens et comprend trois temps forts : L'édition d’un ouvrage de référence présentant les 100 projets sélectionnés dans le cadre de cet appel ; l'organisation d'un cycle de séminaires thématiques autour des projets et d’une journée d’étude multi parties prenantes autour de 10 projets sélectionnés, en présence du jury, du comité scientifique et des principaux acteurs du développement durable ; La remise d'une bourse de 5000 euros à un lauréat récompensé par le jury d’experts. Le lauréat bénéficie également de l’accompagnement de COAL pour la mise en réseau nécessaire au développement de son projet. Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site de COAL : www.projetcoal.fr. Il est en français / anglais.

Un comité Scientifique et un jury composés de personnalités de l’art et de la science

Le projet COAL est accompagné par des experts et personnalités de renom pour mener à bien cette action pluridisciplinaire et inédite.
Les membres du comité scientifique : Edouard Bard, climatologue, Nathalie Blanc, géographe, Dominique Bourg, philosophe, Denis Couvet, écologue, Jean-Paul Fourmentraux, sociologue, Alain Grandjean, consultant en stratégie carbone, Jean-Michel Valantin, chercheur en stratégie.
Les membres du Jury : Paul Ardenne, critique d’art, Martin Bethenod, commissaire général de la FIAC, David Buckland, fondateur de Cape Farewell, Ari Brodach, directeur du développement durable, Lille, Gilles Clément, paysagiste et écrivain, Lorenzo Fiaschi, directeur de la Galleria Continua, Fabrice Hyber, artiste, Richard Lagrange, directeur du Centre National des Arts Plastiques, Rudy Ricciotti, architecte, Guy Tortosa, inspecteur général en charge de la commande publique, Délégation aux Arts Plastiques.

Au sujet de COAL

COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable» créée en France en 2008 par des professionnels de l’art contemporain, du développement durable et de la recherche. Ses activités sont de trois types : commissariat d’expositions sur le thème du développement durable, suivi de l’actualité internationale sur l’art contemporain et le développement durable (http://coal.blogspirit.com) et pilotage de l’appel à projet COAL.
COAL est une association loi 1901. Ses membres fondateurs sont Alice Audouin, Loic Fel, Lauranne Germond, Guillaume-Olivier Robic, Agathe Utard et Clément Willemin.
Le projet COAL bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication et du Centre National des Arts Plastiques.

Contacts
Presse : Alice Audouin alice@projetcoal.fr 06 63 54 21 79
Artistes : Lauranne Germond lauranne@projetcoal.fr 06 99 26 78 72

www.projetcoal.fr

Le communiqué de lancement de l'appel à projet : http://www.projetcoal.fr/AAP/mailingAAPMPP.html

Le dossier de candidature : http://www.projetcoal.fr/AAP/mailingAAPMPP2.html<...

LE FLYER DE LANCEMENT : RECTO COAL400exA6_recto[1].pdf VERSO CARTECOAL.pdf

Le site de COAL : www.projetcoal.fr

27 octobre 2008

FIAC & SLICK 2008, sous l'oeil du développement durable

La crise financière, c’est un peu comme la guerre en Irak, cela augmente le nombre d’œuvres militantes. Cette année, les riches en prennent pour leur grade, et leurs fonds de pension aussi. La carte The World of Billonnaires, de Philippe Terrier-Hermann, liste nominativement tous les milliardaires de la planète. Installée juste au dessous de la carte mondiale des suicides, leur étrange symétrie nous rappelle que l’argent ne fait pas le bonheur…mais la dépense, comme le démontre une autre de ses mappemondes, The world of Luxury Shop. Ernest T s’attaque lui aussi au billet vert avec L’Amateur à la galerie Gabrielle Maubrie. Mais le super héros anti spéculation reste celui qui ne se contente pas des informations et statistiques publiques (d’où aucun suicide en Afrique dans la mappemonde de P. Pettier-Hermann) et qui démasque les dessous du secret bancaire : Denis Robert, journaliste spécialiste de l’affaire Clearstream et nouvel artiste. Présent à Slick, Denis Robert y expose des peintures et dessin à la Galerie W, sur la base des listings bancaires de l'affaire Clearstream, auxquels il ajoute sous forme manuscrite des symboles, des mots, des slogans, des tâches… Un travail à la fois très personnel et pédagogique, comparable à celui, chez Jousse Entreprise, de Julien Prévieux qui tient lui, avec ses flèches entre les mots du champ lexical du capitalisme patrimonial, à rester poétique.
L’orgie fiduciaire est évidemment davantage approchée par la critique qu’elle inspire que la convoitise qu’elle attire. Un seul artiste a eu la rare audace d’explorer ce deuxième volet. Il pose la question de la course à la richesse pour un artiste, et quant à être parfaitement honnête, pour lui-même. Martin Le Chevallier propose à la galerie Maisonneuve une œuvre magistrale (photo/audio), L’Audit, le résultat d’un véritable cabinet d’audit en stratégie, le « SWOT » (Strength, Weaknesses, Opportunities Threats) de sa « marque » artistique et les meilleurs conseils pour la rendre la plus vendeuse possible. Une œuvre qui en dit long sur le marché de l’art et ses points communs avec les mécanismes financiers par ailleurs décriés.

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L'Audit









Côté environnement, les grands enjeux actuels comme le réchauffement climatique, la chute de la biodiversité, l’érosion, la fonte de la banquise, les baisses des écosystèmes, l’exploitation des ressources non renouvelables, sont globalement absents. Les sacs plastiques, toujours indémodables, continuent, en amas multicolores boudinés, de rappeler leur nuisance. Mais le pétrole reste discret. C’est au rôle de l’animal empaillé de rappeler avec le plus de force l’existence (ou la question) de la nature au cher visiteur, avec les animaux hybrides de Thomas Grünfeld chez Jousse entreprise ou encore à Slick le saisissant Angry Rabbit With My Own Eyes de Marius Hansen à la galerie new-yorkaise Virgil de Voldère.
L’œuvre sur la ville de Lara Almarcegui, présentée par la galerie hollandaise Ellen de Bruijne Projects, est très pertinente vue sous l’angle de la thématique des ressources. L’artiste s’attache aux creux, aux vides et aux envers de villes. Son œuvre Matériaux de Construction Dijon Centre Historique, liste les quantités de matériaux utilisées pour la construction d’un bâtiment à Dijon, et permet la prise de conscience du gigantisme de son impact environnemental.

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Angry Rabbit With My Own Eyes









C’est sur le champ du social que la saison 2008 fera date, au travers de l’engagement de la galerie Dominique Fiat qui consacre la totalité de son espace de la Cour Carré à La Fabrique, une œuvre de Tania Mouraud. Dans un enclos de draps noirs, des moniteurs et projections mettent en scène de travailleurs du Kerala et leur travail sur des métiers à tisser. Ils regardent passivement la caméra en tirant le corde du métier à un rythme régulier et effréné. Une œuvre magistrale qui rappelle, au moment où l’art contemporain foule les traces des success stories économiques, qu'elles sont bien loin d’en être.

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La Fabrique

18 décembre 2005

Art et développement durable

En 2004, encore directrice du marketing et de la communication de Novethic, j'ai eu la volonté d'organiser un colloque sur "Art Contemporain et Développement Durable, l'artiste comme partie prenante" car pour moi les artistes sont une partie prenante à part entière, totalement sous-entendue et encore très inconnue des scientifiques, décideurs politiques et économiques et même des ONG.
MPG Art m'a aidée à organiser cet évènement.

Voici tous les documents de ce colloque à l'UNESCO qui a ét un succès mais aussi une souffrance, tant en 2004 la création d'un lien entre art et développement durable ne paraissait pas aller de soi.

Présentation d'une page de l'évenement :
FORUMVF.pdf

Le programme
PROGRAMME.qxp.pdf

L' abstract
abstract8juin - FR.doc

Un catalogue d'artistes (dont un certain nombre présents à l'évenement)
catalogue artistes.pdf