31 mai 2011

Prix COAL 2011 : l'eco-conception et la biodiversité à l'honneur

STEFAN SHANKLAND, ART ORIENTÉ OBJET ET ACKROYD & HARVEY, LAURÉATS DU PRIX COAL ART & ENVIRONNEMENT 2011

Le Prix COAL Art & Environnement 2011, d’une valeur de 10 000 euros, a été remis le 24 mai à l’artiste Stefan Shankland pour son projet Marbre d’Ici. La mention spéciale Coal pour l’année internationale des forêts a été attribuée aux projets Beuy’s Acorns d’Ackroyd & Harvey et Folia Apotropaïca d’Art Orienté objet. Les lauréats ont été désignés parmi quatorze finalistes, sélectionnés parmi 349 projets issus de 46 pays, par un jury de personnalités du monde de l’art contemporain et du développement durable. La remise de prix a eu lieu au Laboratoire à Paris.

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 Photo : Alice Audouin, Présidente de COAL et David Edwards, fondateur du Laboratoire. Crédit Photo : JuliefromParis



Voir le communiqué  : CP_LaureatPrixCoal2011.pdf

Les 14 finalistes :

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Le jury du Prix COAL 2011:

Bernard Blistène, Directeur du département du développement culturel du Centre Pompidou et directeur artistique du Nouveau Festival;
Dominique Bourg, Philosophe, IEP, UTT, membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot;
David Buckland, Fondateur et directeur de Cape Farewell (GB);
Anne-Marie Charbonneaux, Presidente du Centre National des Arts Plastiques (CNAP);
David Edwards, Fondateur du Laboratoire;
Philippe Jousse, Directeur de la galerie Jousse Entreprise;
Jacques Rocher, Président de la Fondation Yves Rocher;
Jean-Pierre Sicard, Directeur Général Délégué, CDC Climat;
Laurence Tubiana, Fondatrice de l’Institut pour le Développement durable et les relations internationales (IDDRI)

A propos de COAL
COAL, coalition pour l’art et le développement durable, créée en France en 2008 est une association qui rassemble des professionnels de l’art contemporain, du développement durable et de la recherche. COAL soutient le rôle incontournable de la création et de la culture dans la prise de conscience et la mise en œuvre de solutions concrètes et contribue par ses activités à l’émergence d’une culture de l’écologie. COAL agit via l’organisation d’appels à projet, d’événements, d’expositions, de publications. COAL est également une plate-forme de sensibilisation, d’information et de mise en relation des univers de l’art et de l’écologie. Parmi ses principaux fondateurs, COAL compte Alice Audouin, Loïc Fel, Lauranne Germond, Guillaume Robic et Clément Willemin. Le prix COAL est piloté par Lauranne Germond.

02 avril 2011

Succès de l'atelier COAL des acteurs européens de l'Art & du Développement Durable

Les 30 et 31 mars, l'association COAL (coalition pour l’art et le développement durable) organisait et animait au Muséum d'Histoire Naturelle le premier Atelier "Art, écologie et développement durable" réunissant les principaux acteurs européens et artistes engagés.
L'Atelier, réunissant une quarantaine d’invités, a permis de partager les meilleures initiatives européennes, développer les collaborations croisées et proposer une stratégie d’action sur la thématique en France. Plus de 15 propositions concrètes sont ressorties de l'Atelier (publication à venir sur le site de COAL www.projetcoal.fr)
Cet événement a été financé par le Ministère de l’écologie et a bénéficié du partenariat du British Council et du Muséum d’Histoire Naturelle ainsi que de Cultura 21 et Alternative Food and Beverage.

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De gauche à droite : Alice Audouin (COAL), Thierry Boutonnier, Marion Laval-Jeantet (Art Orienté objet), Elen Evans (HeHe), Lauranne Germond (COAL)

 Sont intervenus à cet Atelier :

 Acteurs européens « Art, écologie et développement durable »:

-Catherine Bottrill, directrice associée, Julie’s Bicycle (UK)

-David Buckland, artiste et fondateur, Cape Farewell (UK)

-Claudio Cravero, Commissaire d’expositionPAV - Living Art Park, Experimental Centre for Contemporary Art (Italie)

-Christopher Crimes, Directeur du Domaine d’O

-Loïc Fel, Co-fondateurs, COAL la colation art & développement durable (France)

-Natasha Freedman, directrice Cape Farewell (UK)

-Sacha Kagan, fondateur Cultura21 (International)

-Elena Kountidou, Uber lebenskunst (Allemagne)

-Theresa von Wuthenau, coordinatriceRéseau Imagine2020 (Europe)

Artistes et architectes :

-Thierry Boutonnier, Artiste

-Elen Evans, Hehe, Artiste

-Jean-Paul Ganem, Artiste

-Fernando Garcia Dory, artiste et fondateur Inland-Campo Adentro en Espagne

-Marion Laval-Jeantet, Art Orienté Objet, Artiste

-Lucy Orta, Artiste

Ministères

-Patrick Degeorges, Chargé de Mission, Direction de l’eau et de la Biodiversité, Ministère de l’Écologie,
du Développement Durable, des Transports et du Logement

-Céline Roblot, Chargée de mission pour le développement durable au Ministère de la culture et de la communication

Avec aussi l’éclairage de :
-Jacques Leenhardt, Philosophe et sociologue, Directeur d’Études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Paris, France

Prochainement sur le site de COAL www.projetcoal.fr
-la synthèse de l'étude réalisée par COAL "Etat des lieux international Art & Développement Durable"
-les abstracts français / anglais
-la liste des participants
-une photothèque
-la synthèse des propositions

Programme de l’atelier
: ATELIERCOAL.pdf

 

 

31 janvier 2011

Prix COAL Art & Environnement : l'appel à projets est ouvert

Le prix COAL Art & Environnement, créé en 2010 par l’association française COAL, la coalition art et développement durable, récompense le projet d’un artiste contemporain sur le thème de l’environnement. Le lauréat est désigné par un jury de personnalités du monde de l’art contemporain, de la recherche, de l’écologie et du développement durable, parmi dix finalistes sélectionnés dans le cadre d'un appel à projet international. 
Le Prix COAL 2011, d’une valeur de 10 000 euros, est placé sous le haut patronage du Ministère de la Culture et de la Communication et du Centre National des Arts Plastiques et bénéficie du soutien de PwC et d’un donateur particulier. Il sera remis fin Mai 2011.
Mention spéciale : Afin de célébrer 2011, l'Année Internationale de la Forêt et favoriser la réalisation de projets sur ce thème en 2011, un deuxième prix récompensera les projets proposés sur la thématique de la forêt. 

Jury et comité de sélection
Les membres déjà confirmés pour le Prix COAL 2011: 
Jury
-Bernard Blistène, directeur du département du développement culturel du Centre Pompidou et directeur artistique du Nouveau Festival.
-Dominique Bourg, philosophe, IEP, UTT, membre du comité de veille écologique de la Fondation Nicolas Hulot
-david Buckland, directeur et fondateur de Cape Farewell (BG)
-Anne-Marie Charbonneaux, presidente du Centre National des Arts Plastiques (CNAP)
-Philippe Jousse, galeriste,
-Jean-Pierre Sicard, Directeur Général Délégué, CDC Climat
-Laurence Tubiana, fondatrice de l'Institut pour le Développement durable et les relations internationales (IDDRI)

2504443673.pngComité de sélection
-Patrick Degeorges, chargé de mission, direction de l'eau et de la biodiversité, Ministère de l'écologie
-Eva Hober, galeriste
-Sacha Kagan, Fondateur Réseau Cultura21
-Sylvain Lambert, associé, service développement durable, PwC
-Denis Pansu, directeur de la FING (Fondation Internet Nouvelle Génération)
-Theresa von Wuthenau, coordinatrice et porte parole d'Imagine2020
-L'équipe de COAL (Lauranne, Guillaume, Loïc, Clément, Alice)

Sélection des projets
Les critères de sélection des projets prennent en compte la valeur artistique, la pertinence (compréhension des enjeux), l’originalité (capacité à proposer des approches, des thématiques ou angles de vues inédits), la pédagogie (capacité à faire passer un message, à sensibiliser), la démarche sociale et participative (engagement, témoignage, efficience, dynamique sociétal), l’éco-conception, la faisabilité.
La spécialisation de l’artiste sur la thématique environnementale n’est pas un critère de sélection.

POUR CANDIDATER AU PRIX : www.projetcoal.fr

Pour être partenaire du prix coal, dossier de partenariat :
PrixCOAL2011[1].pdf

09 août 2010

Culture et développement durable

Si le développement durable  ne devient pas une nouvelle culture, une nouvelle manière de voir et d’agir, en tenant compte des limites de ressources, des équilibres humains et des écosystèmes, cela signifie qu’il ne sera pas intégré, qu’il ne pourra se concrétiser dans le quotidien et les habitudes de chacun, et qu’il sera condamné. Pour une intégration culturelle réussie du développement durable, le secteur de la culture, des arts visuels en passant par la musique ou la littérature, doit jouer un rôle prioritaire. C’est loin d’être le cas aujourd’hui.


Le développement durable est non seulement un terme, mais un concept, une nouvelle vision du monde et une nouvelle façon de vivre. Une nouvelle civilisation est possiblement en germe. Son enjeu culturel est l’acceptation libre par chacun des limites de son environnement et l’utilisation de ces limites pour définir un nouveau cadre d’épanouissement. C’est en entrant, petit à petit, dans nos représentations, nos valeurs, nos jugements esthétiques, nos aspirations, nos envies, et enfin et surtout, dans nos habitudes, que le développement durable deviendra une réalité, une valeur fondatrice La culture prise « dans son sens le plus large […] peut aujourd'hui être considérée comme l'ensemble des traits distinctifs, spirituels et matériels, intellectuels et affectifs, qui caractérisent une société ou un groupe social. Elle englobe, outre les arts, les lettres, les modes de vie, les droits fondamentaux de l’être humain, les systèmes de valeur, les traditions et les croyances. » (définition Unesco)

Une culture du développement durable atomisée

Comment se crée actuellement la culture du développement durable ? Par la diffusion de connaissances, la mise en œuvre d’actions et de gestes, la valorisation de certaines valeurs, le bouche à oreille, etc.
Les émetteurs de cette culture sont divers et nombreux :

-L’Etat, via l’enseignement du développement durable dans les établissements scolaires, les campagnes de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), les Grenelle ;

-Les « people », au travers de leurs engagements médiatisés ; alerte-climatique.jpg

-Les ONG, par la diffusion de leurs campagnes d’alerte ;

-Les politiques engagés, via leurs prises de parole ;

-Les scientifiques, au moyen de rapports, d'expertises médiatisées ;

-Les médias, via les sujets d'information, la diffusion de documentaires ;

-Les grandes entreprises que la loi oblige, dans leurs rapports annuels, à décrire leurs avancées « durables », et qui investissent dans la publicité « verte » ;

-Les citoyens engagés, enfin, qui s’expriment par leurs actions collectives, leurs blogs ;

-Les intellectuels et artistes, qui produisent des oeuvres, des analyses et une pensée sur la thématique ;

-Etc. TF1BP.jpg
Toutes ces informations et actions participent à créer une culture du développement durable. Cette culture n’est malheureusement aujourd’hui ni riche ni solide. Dispersée, quelquefois instrumentalisée, elle est même parfois agressive vis-à-vis de son sujet, aboutissant à l’émergence d’une contre-culture « anti-écolo ». Force est de constater que le développement durable, après 23 ans d’existence, n’a de succès qu’auprès d’un petit cercle d’initiés.

La perception du terme « développement durable » est loin d’être unanimement positive dans le grand public. Le développement durable est encore souvent perçu comme un oxymore insoluble, un « fourre-tout », un « eco-centrisme » dangereux, ou encore une esthétique « anti-confort ». Les projections sont nombreuses. Elles révèlent la diversité des réactions humaines face à la « mauvaise nouvelle » : la découverte des limites réelles d’un monde que nous souhaiterions illimité. Ces réactions, qu’elles prennent le visage du déni, du rejet, de la prise de conscience ou de l’enthousiasme, doivent être prises en compte dans une approche culturelle, c’est-à-dire intégrant une dimension anthropologique. Et comprises comme des étapes d’un long processus menant à l’acceptation. Le chemin qu’il reste à parcourir pour une intégration culturelle heureuse du développement durable est forcément long. Le développement durable ne pourra se diffuser qu’en tant que proposition ouverte, tolérante et conviviale.

Le dynamisme « viral » des citoyens les plus concernés, qui s’organisent en réseau sur Internet, créent des blogs spécialisés, soutiennent des initiatives, participent à des campagnes de sensibilisation, intègrent des critères de développement durable dans leurs achats, leurs projets immobiliers et d’épargne, est le levier central de la diffusion culturelle du développement durable. Il s’agit bien ici d’un nouveau mode de vie, d’une nouvelle culture, minoritaire certes, mais dotée d’une forte dimension participative. Chaque citoyen impliqué diffuse autour de lui à la fois de la connaissance et des modalités d’action.

Le rôle du secteur culturelAOO.jpg

Le secteur culturel investit le plus souvent peu ou mal le développement durable. Prenons la télévision, qui joue un rôle culturel central. Le développement durable y est généralement cantonné à des sujets dans les journaux télévisés ou à des documentaires, ce qui en augmente malheureusement la perception « anxiogène ». Il est globalement absent des séries à large audience, des fictions, des émissions de divertissement, des émissions de débat (exception faite de la controverse pro-Giec anti-Giec…). Or ces contenus sont pourtant ceux où se créent les représentations, la culture. Insérer une dimension de développement durable dans une fiction peut se faire de façon subtile, sans même toucher à l’histoire ou au dialogue. Des gestes comme éteindre la lumière en quittant un appartement, arrêter le moteur de la voiture pendant une discussion avec un piéton, jeter un déchet par terre ou dans une poubelle, ne sont pas précisés dans les scénari, la marge de manœuvre est grande. L’erreur de perspective reste toujours la même : considérer le développement durable comme une thématique de niche et non comme une façon de vivre, une donnée de la société.
Regardons maintenant du côté des romans. S’il y a une belle production sur les dégâts sociaux des entreprises et de nos modes de vie, combien de romans abordent-ils les enjeux environnementaux actuels ? Presqu’aucun. Seules de petites maisons d’éditions spécialisées (mais qui les connaît les éditions Gallmeister ?) s’intéressent véritablement au sujet du point de vue du roman. Il existe bien sûr des exceptions et des auteurs de valeur, mais pas dans le Top 50 de la rentrée littéraire. La logique est certes schématique, mais implacable, pas de roman, pas de fiction au cinéma, pas de discussion du Grand Journal sur le sujet du film, pas de discussion à la cafétéria le lendemain, et ainsi de suite.

Une intelligentsia critique

Nous pouvons remonter plus loin encore, auprès des intellectuels médiatisés. On ne peut que constater les postures prises par certains vis-à-vis du développement durable : le désintérêt, la critique ou la suspicion. ferryallègre.jpgPlusieurs intellectuels médiatiques occupent désormais une position accusatoire vis-à-vis de l’écologie. Comment une contre-culture écologique s’est-elle mise en place dans cette élite ? Parmi les explications : la crainte que des enjeux communs puissent créer des solutions communes de type autoritaire, une idée du plaisir et de la liberté individuelle comme acquis ne pouvant supporter aucune contrainte, fût-ce pour les pérenniser à long terme, la défiance vis-à-vis des personnalités de l’écologie, la confiance sur le  modèle économique actuel, etc. Au final, la surreprésentation médiatique des intellectuels sans expertise sur le sujet et la sous-représentation médiatique des intellectuels pertinents sur le même sujet (qui connaît le philosophe François Flahaut ?) freinent l’avancée culturelle du développement durable.

NaturelBrut_Article_Deyrolle-90a57.jpgSi la situation générale semble difficile, fort heureusement des signaux positifs viennent donner espoir. Les forces en présence sont nombreuses pour une avancée culturelle du développement durable. Parmi ces forces, entre autres, citons :
-Le grand vivier d’intellectuels prolifiques et pertinents sur la thématique, qu’ils soient philosophes, anthropologues, psychanalystes, éthologues, économistes, etc. Toutes les forces en présence sont là pour créer une nouvelle pensée conviviale et un débat ouvert sur le développement durable. Il ne reste qu’à les médiatiser davantage.
-
L’action grandissante des artistes contemporains sur des thématiques d’enjeux sociaux et environnementaux actuels relatifs au développement durable, et l’augmentation des lieux de visibilité de leur travail. Cette visibilité correspond aussi à la plus grande ouverture du marché de l’art aux artistes du Sud et à la thématique environnementale.
-
Le démarrage d’un débat scientifique, fût-il né douloureusement par la critique, qui saura, s’il est intelligemment mené, placer les données scientifiques au cœur du processus de connaissances, créer un consensus sur des données objectives, ôter l’excès de passion et d’idéologie et créer une nouvelle doxa.


Illustrations :

Alerte Climatique : action de Greenpeace

BP au JT de TF1

Charlotte, Sex and the City

Claude Allègre et Luc Ferry

Oeuvre La peau de Chagrin, Art Orienté Objet, Le Magasin, Grenoble, jusqu'au 5 septembre 2010, http://www.magasin-cnac.org/

Poster de l'exposition Naturel Brut (jusqu'au 31 octobre 2010), commissariat d'exposition Lauranne Germond de COAL, voir www.projetcoal.fr

 

Article écrit pour "L'Atlas du développement Durable", sous la direction de Gilles Pennequin, éd. Eyrolles (parution automne 2010)

04 mai 2010

Exposition COAL "Panorama", Palais de Tokyo

ricordeau.jpg6 Mai - 10 Mai - Salon 1.618, Palais de Tokyo
Avec : Pauline Bastard, Neil Beloufa, Julien Berthier, Andrea Blum, Collectif Hehe, Vincent Ganivet, Vincent Mauger, Georges-Pascal Ricordeau, Aurélie Slonina, Stéphane Vigny.
L'exposition Panorama, organisée par COAL (Commissariat : Lauranne Germond), la coalition pour l'art et le développement durable (www.projetcoal.fr), propose un tour d’horizon d’une génération d’artistes ayant en commun une démarche éthique et esthétique nourrie des enjeux du développement durable.
Panorama propose aux visiteurs de porter un regard à 360° degrés sur leur environnement immédiat à travers un diorama urbain fait de regards croisés sur l’habitat, les transports, le mobilier, les espaces verts. Les artistes présentés agissent dans le quotidien, infiltrent et perturbent les réseaux sociaux et économiques, ou court-circuitent les politiques d’aménagement urbain, recyclent des objets usuels, discréditent les stereotypes de l’escapade et de la mobilité au profit d’une vision poétique de l’errance et de la précarité, ou encore utilisent les stratégies marketing pour le compte d’enjeux non lucratifs. Loin du militantisme et de l’engagement proclamé, leur action individuelle, infime mais subtile, incisive et décalée, fait figure de grain de sable dans les rouages du système. Ils nous confrontent aux paradoxes de notre manière d’habiter la ville, entre tentative d’évasion et fuite en avant.
L’exposition Panorama est accompagnée d’un programme vidéo, diffusé pendant toute la durée de l’événement sur Souvenirs From Earth première chaîne de télévision Haute Définition entièrement consacrée à l’art vidéo : Pauline BASTARD L’homme du fond d’écran et Western, Neil BELOUFA 2007, April the second, Julien BERTHIER en collaboration avec Dorian GAUDIN Para Site, Collectif Hehe Tapis Volant, Vincent MAUGER sans titre et Stéphane VIGNY Perçeuse à sauter.
Dans le cadre du salon 1.618
www.1618-paris.com   
Visuel : JP Ricordeau, Masques                                                                        

31 mars 2010

Thierry Boutonnier lauréat du Prix COAL Art & environnement

Le Prix COAL Art & Environnement a récompensé hier le projet « Assolement » de Thierry Boutonnier. Il a été désigné parmi dix finalistes par un jury de personnalités du monde de l’art contemporain, de l’environnement et du développement durable. La remise de prix a eu lieu au Comptoir Général à Paris.

 Le projet lauréat
Le projet lauréat « Assolement » de l’artiste Thierry Boutonnier, intervient dans le cadre du « contrat urbain de cohésion sociale » (CUCS) accompagnant des quatre années de travaux de réhabilitation de l’Entrée Est du Grand Lyon. Thierry Boutonnier propose, dans une approche écologique et impliquant les habitants de cette zone sensible, des actions concrètes comme un lieu écologique de concertation, la création d’une pépinière urbaine, d’un pigeonnier, de ruches et même d’une bergerie. Le lauréat, âgé de vingt-neuf ans, résidant à Lyon et diplômé de l’école Nationale des Beaux Art de Lyon et de l’université de Concordia à Montréal, commente son projet : « C’est en cohabitant avec les espèces que je vis mon art. Je brasse la terre arable durant le chantier du quartier Mermoz Nord avec les habitants de façon à semer des formes qui les relient à ce territoire sensible. Ma volonté est de créer un geste citoyen qui soigne son environnement et qui en récolte les fruits.»

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 Le jury
Paul Ardenne, critique d’art ; Nathalie Blanc, géographe ; Ari Brodach, directeur du développement durable de la Ville de Lille ; Anne-Marie Charbonneaux, présidente du Centre National des Arts Plastiques ; Denis Couvet, écologue, MNHN et école Polytechnique ; Lorenzo Fiaschi, directeur, Galleria Continua ; Fabrice Hyber, artiste ; Jean-Pierre Sicard, directeur général délégué de CDC Climat ; Guy Tortosa, inspecteur général en charge de la commande publique à la Délégation aux Arts Plastiques.
Anne-Marie Charbonneaux, Présidente du Jury du Prix COAL et déclare à l’issue de l’événement : « Le Prix COAL Art & Environnement est une initiative essentielle. Tous les dossiers sont d’excellente qualité et donc la sélection très difficile. Finalement, le choix du jury s’est porté vers un projet complexe, proche d’une utopie, engageant la population d’une zone sensible, difficile à mettre en oeuvre. Le prix COAL, par le soutien et la légitimité qu’il apporte, va aider le projet à surmonter les épreuves qui l’attentent au moment de sa concrétisation. »

Les neuf autres projets finalistes
Art Orienté Objet, L’alalie ; Pascal Bircher, The door to hell ; Collectif Héhé, Nuage vert ; Valère Costes, Résidence en forêt tropicale Guyanaise ; Magali Daniaux & Cédric Pigot, Final melt ; Olivier Leroi, Un drapeau pour l’Antarctique ; Frédéric Pradeau, Purificateur d’eau de mer; Momoko Seto, Planet Z ; Philippe Terrier Hermann, The world.

Le prix COAL, créé et organisé par l’association COAL, en partenariat avec le Centre National des Arts Plastiques, récompensera annuellement le projet d’un artiste contemporain sur le thème de l’environnement. 2010 est sa première édition. COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable», association créée en 2008 par des professionnels de l’art et du développement durable, est une nouvelle plateforme d’échanges et de projets créant un pont entre ces deux univers. Les activités de COAL comprennent des commissariats d’exposition (commissariat : Lauranne Germond), des publications, des débats, des appels à projets, etc.
www.projetcoal.fr / contact@projetcoal.fr

01 juillet 2009

Lancement de l'appel à projet COAL

COAL mobilise les artistes contemporains sur l’environnement

Paris, le 1er juillet 2009 COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable», lance, avec l’appui du Ministère de la Culture et du Centre National des Arts Plastiques le Projet COAL, un appel à projet auprès des artistes contemporains sur le thème de l’environnement. L’objectif est de les mobiliser sur les enjeux environnementaux tels que le réchauffement climatique et de sensibiliser la sphère publique via l’intervention des artistes.

Le projet COAL, un projet ambitieux sur trois ans

Le Projet COAL est un cycle d’appel à projet sur trois ans qui invite les artistes contemporains à travailler sur les grands enjeux environnementaux et sociétaux planétaires. Le social, l’économique, l’environnement, sont les trois piliers du développement durable et sont indissociables. Seule une approche pluridisciplinaire permet de rendre état de la complexité des enjeux. Cependant, en intégrant cette approche globale et systémique, le projet COAL propose trois clés d’entrée au travers de thématiques annuelles : 2009 | Écologie, 2010 | Économie, 2011 | Social

Le projet COAL vise à : Inciter l’implication et l’engagement du monde de l’art sur les enjeux environnementaux et sociétaux actuels ; Valoriser le rôle de l’artiste comme partie prenante, favoriser l’échange et leur mise en réseau avec les acteurs du développement durable (ONG, Institutions Internationales, Collectivités, Entreprises, Syndicats...) ; Soutenir la production et la diffusion d’œuvres signifiantes ; Leur offrir une visibilité auprès d’acteurs publics et privés. Le premier thème du projet COAL, pour l’année 2009, est l’environnement.

L’environnement : un enjeu majeur sur lequel les artistes doivent davantage d’exprimer

L’environnement correspond aujourd’hui à une préoccupation montante autour de son déclin et de sa dégradation, faisant ainsi évoluer le lien de dépendance, d’histoire et de culture qui le relie aux hommes. Parfois perçu sous le prisme de ses représentants et défenseurs, l’environnement est également une notion controversée, pour certains une menace d’autoritarisme « vert ». L’environnement est donc à la fois un vaste éco-système menacé, mais aussi une politique et l’un comme l’autre sont aujourd’hui en mutation.
Les artistes contemporains sont nombreux à s’exprimer sur l’environnement, mais encore trop rarement sur les enjeux cruciaux comme le réchauffement climatique ou la chute de la biodiversité. Si de nombreuses initiatives et expositions se multiplient à l’international, en France, l’impulsion reste à construire. Le Projet COAL a pour ambition de contribuer à cette impulsion en créant un pont inédit entre l’univers du développement durable et l’art contemporain afin de favoriser la création.

Les temps forts de l’appel à projet

L’appel à projet s’adresse aux plasticiens et comprend trois temps forts : L'édition d’un ouvrage de référence présentant les 100 projets sélectionnés dans le cadre de cet appel ; l'organisation d'un cycle de séminaires thématiques autour des projets et d’une journée d’étude multi parties prenantes autour de 10 projets sélectionnés, en présence du jury, du comité scientifique et des principaux acteurs du développement durable ; La remise d'une bourse de 5000 euros à un lauréat récompensé par le jury d’experts. Le lauréat bénéficie également de l’accompagnement de COAL pour la mise en réseau nécessaire au développement de son projet. Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site de COAL : www.projetcoal.fr. Il est en français / anglais.

Un comité Scientifique et un jury composés de personnalités de l’art et de la science

Le projet COAL est accompagné par des experts et personnalités de renom pour mener à bien cette action pluridisciplinaire et inédite.
Les membres du comité scientifique : Edouard Bard, climatologue, Nathalie Blanc, géographe, Dominique Bourg, philosophe, Denis Couvet, écologue, Jean-Paul Fourmentraux, sociologue, Alain Grandjean, consultant en stratégie carbone, Jean-Michel Valantin, chercheur en stratégie.
Les membres du Jury : Paul Ardenne, critique d’art, Martin Bethenod, commissaire général de la FIAC, David Buckland, fondateur de Cape Farewell, Ari Brodach, directeur du développement durable, Lille, Gilles Clément, paysagiste et écrivain, Lorenzo Fiaschi, directeur de la Galleria Continua, Fabrice Hyber, artiste, Richard Lagrange, directeur du Centre National des Arts Plastiques, Rudy Ricciotti, architecte, Guy Tortosa, inspecteur général en charge de la commande publique, Délégation aux Arts Plastiques.

Au sujet de COAL

COAL, la «coalition pour l’art et le développement durable» créée en France en 2008 par des professionnels de l’art contemporain, du développement durable et de la recherche. Ses activités sont de trois types : commissariat d’expositions sur le thème du développement durable, suivi de l’actualité internationale sur l’art contemporain et le développement durable (http://coal.blogspirit.com) et pilotage de l’appel à projet COAL.
COAL est une association loi 1901. Ses membres fondateurs sont Alice Audouin, Loic Fel, Lauranne Germond, Guillaume-Olivier Robic, Agathe Utard et Clément Willemin.
Le projet COAL bénéficie du soutien du Ministère de la culture et de la communication et du Centre National des Arts Plastiques.

Contacts
Presse : Alice Audouin alice@projetcoal.fr 06 63 54 21 79
Artistes : Lauranne Germond lauranne@projetcoal.fr 06 99 26 78 72

www.projetcoal.fr

Le communiqué de lancement de l'appel à projet : http://www.projetcoal.fr/AAP/mailingAAPMPP.html

Le dossier de candidature : http://www.projetcoal.fr/AAP/mailingAAPMPP2.html<...

LE FLYER DE LANCEMENT : RECTO COAL400exA6_recto[1].pdf VERSO CARTECOAL.pdf

Le site de COAL : www.projetcoal.fr