11 octobre 2006

Conférence CFIE 2006 sur les rapports développement durable

J'ai eu le plaisir et l'intérêt de participer hier mardi 10 octobre à la conférence "Améliorer le reporting sociétal des entreprises" organisée à l'occasion de la présentation de l’étude publiée par le CFIE sur l’application de la loi NRE (et la GRI2) dans les rapports annuels 2005.
Débat animé par Jacques SECONDI du Nouvel économiste
Avec la participation de :
- Alice AUDOUIN, responsable développement durable de MPG, groupe Havas – Christian BRODHAG, délégué interministériel au développement durable au MEDD – Eric FRIOT, délégué aux affaires sociales de Saint Gobain France et International - Daniel GUILLOT, membre de la commission exécutive de la F3C-CFDT – Françoise QUAIREL, maître de conférence à l’université de Paris Dauphine – Alexandra RETTIEN, secrétaire fédérale secteur International/Europe CFDT-FNCB – Stéphane VOISIN, responsable des produits ISR à Chevreux-CA

Les résultats de l’étude que Martial Cozette nous a présentés sont pas très réjouissants : Le rapports développement durable ont du sur-place sauf pour le critère « consommation de ressources en eau, énergie et matières premières ». Peu d’actions concrètes et ambitieuses sont relayées dans les rapports, sauf ce qui concerne «les mesures pour réduire la consommation d’énergie » (urgence du réchauffement climatique et menace du prix du baril de pétrole). Ce qu’il manque avant tout dans les rapports : l'explication le choix du périmètre choisi par l’entreprise (types de critères, géographie, etc.), ce qui invite au doute sur la réflexion de l'entreprise. Les parties prenantes restent elles aussi sous consultées pour appréhender les enjeux et avancer sur les critères.

Ce qui est resorti du débat :
-L’introduction nécessaire dans les rapports des principes de matérialité (définition des enjeux) et de pertinence (définition des publics)
-Lien entre la présence syndicale et le dialogue social et la performance du rapport DD côté social : un lien positif
-Les raisons du retard du secteur médias/publicité en matière de reporting RSE
-La faible utilité du rapport DD par les analystes financiers ISR
-La nécessité ou non d’une politique contraignante en matière de reporting DD
-Le rôle des marchés publics
-Le pacte Global Compact – GRI et son incidence sur la loi NRE
-La faiblesse du volet gouvernance dans les rapports et l’absence de critères anti-fraude, anti-corruption, anti-évasion fiscale, anti-blanchiment…
-« On ne gère que ce que l’on mesure »...et le risque est de s'arrêter à la mesure
-Le lien contenu du rapport – cibles visées, plus les cibles sont larges, plus le rapport est dense
-Le premier bilan très mitigé (WBCSD, Global Compact) des accords volontaires et la demande de réglementation de la part des entreprises
-La non application des règlementations existantes par les entreprises
-La question de la représentativité du rapport (cas des rapports « plus mauvais » que les entreprises, comme Eiffage et cas des oublis des rapports, comme Bouygues Immobilier concernant les droits de l’homme en Afrique)

Pour en savoir plus : www.cfie.net