09 décembre 2007
Interventions sept-dec 07
Animation de la conférence du 7 décembre 2007 Les Ateliers de la Terre, Courchevel : Vers un rôle du « consommacteur »
Intervenants :
* Victor Ferreira, ancien Directeur de Max Havelaar
* Anne Gouyon, cofondatrice de BeCitizen, coauteur de « Réparer la planète »
* Geneviève Guicheney, Directrice du projet Développement Durable, France Television
* Marie-Jeanne Husset, Directrice, 60 millions de consommateurs
* Bettina Laville, Conseiller d’Etat, Présidente d’honneur du Comité 21, Présidente de Vraiment Durable

Photo : Avec Monica Fossati aux Ateliers de la Terre, photo de Mylène Netange
Intervention à la conférence du 6 décembre du Collectif AdWiser "Vers une communication responsable"
(voir article sur ce blog du 6 décembre)
Intervention 5 décembre Les Echos Conférence
"Développement durable et Communication"
Intervention 3 décembre au Master de gestion de Dauphine
Thématique : Développement Durable et Communication
Intervention le 30 novembre à "Génération 3.0"
(voir article sur ce blog du 30 novembre)
Intervention 20 octobre, Le développement durable en débat : un grand défi pour les citoyens, « Redonnons des couleurs à la Terre », Valence
14 h 00 - 16 h 00 :« Débattre / Construire »
Les modèles de consommation
avec comme autres intervenants :
Paul ARIES, Politologue
Patrice MARIE, Confédération paysanne
Odile PROUST, Artisans du Monde
programme : valence.pdf
Intervention & Animation 19 octobre, Forum Empreintes, Bordeaux
Intervention sur "Comment et pourquoi mettre en place une politique de développement durable ou de Responsabilité Sociale dans l'entreprise?"
Avec comme autre intervenants :
Eric DARGENT RIP CURL Responsable développement durable
Sébastien KOPP VEJA Co-Fondateur
Laurent NOCA LAFUMA Directeur du Développement Durable
Elizabeth PASTORE-REISS CABINET ETHICITY Directrice
Animation de "Consom'acteur et nouveaux enjeux de consommation : comment rendre le durable désirable ?"
Intervenants :
Anne CHANON BVP adjointe à la direction, en charge du développement déontologique
Alexandre PASCHE ECO&CO Président
Danielle RAPOPORT DRC sociologue, directrice du cabinet drc, études des modes de vie et de consommation
Françoise VERNET NATURE & DECOUVERTES Directrice Marketing & Communication
Elizabeth PASTORE-REISS CABINET ETHICITY Directrice
programme : www.empreintes.com
Intervention le lundi 15 octobre 2007 à 20h30 à la soirée de débat MODERNITÉ ON/OFF au Théâtre du Rond-Point (Paris)
«L'engagement des entreprises peut-il être sincère et authentique?» Animation : Vincent Giret et Walter Bouvais (Terra Economica)
- Désaffection de l’entreprise, désillusions au travail : Quelles alternatives ?
Avec Jean-Marc Borello (Délégué Général du groupe SOS), Nicolas Jourdier (Co-fondateur de The Yunus Movie Project), Arnaud Mourot (Directeur d'Ashoka France)
- À quelles conditions peut-on avoir confiance dans les entreprises lorsqu’elles s’engagent sur des chantiers sociétaux?
Avec Alice Audouin (Auteur de Ecolocash), Ron Grzywinski (Président de la ShoreBank Corp.), Dominique Royet (Directrice des Partenariats Entreprises chez WWF France)
- Pour une grande entreprise, comment agir sans bulle ni gâchis ?
Avec Emmanuel Faber (Directeur Général Délégué du Groupe Danone et Président Asie-pacifique), Jacques Kheliff (Directeur du Développement Durable du groupe Rhodia), Cécile Renouard (Professeur et auteur de La responsabilité éthique des multinationales)
Entrée gratuite, sur inscription en ligne à l'adresse :www.forum-modernites.org
6 septembre, Université d'été ACIDD/ Comité 21, Buoux (Lubéron)Table ronde 4. « Communication et développement durable : les démarches d'éco responsabilité des métiers de la publicité et de l'événementiel » Alice Audouin, directrice du développement durable de MPG/Havas ;Dan-Antoine Blanc-Shapira, Sensation et ANAé;Dominique Candelier, directrice de la communication institutionnelle de l'UDA;Anne Chanon, Bureau de vérification de la publicité ; Benoît Desveaux, DG du Public Système et ANAé ; Séverine Millet, avocate-consultante.
Animation : Yves Leers, directeur de la communication de l¹ADEME
Voir le programme : http://www.acidd.com
13:40 Publié dans Mon agenda & actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alice audouin, ecolocash, ecoloclash
02 septembre 2007
Les avis des lecteurs
Voici des avis de lecteurs que j'ai eu le grand plaisir de lire.
Non ce ne sont pas que des gens que je connais ! :-)
Ex-ce-llent !
Je me suis bien bien marrée !
Helene de la Moureyre (fondatrice de Bilum)
J'ai lu votre livre début août en captant les rayons du soleil breton la seule semaine où c'était vraiment possible. Grâce à vous j'ai passé un excellent moment, votre livre est un bijou. Aucune complaisance, presque une froideur clinique dans la mise en évidence des caractéristiques des personnages, aucun jugement non plus. La comédie humaine ne vous impressionne pas. A chaque phrase se laisse deviner un univers de connaissance intime et subtile tant des enjeux que des acteurs du "développement durable" et de leurs comportements.
Eric Loiselet
J'ai lu ECOLOCASH ça m'a fait vraiment du bien. Je l'ai vécu un peu comme une thérapie de groupe. Mieux vaut rire de nos tribulations en entreprise que de déprimer !
Une responsable du développement durable en entreprise qui a souhaité rester anonyme
Un grand merci alice pour ton livre particulièrement stimulant
Patrick Viveret
J'ai bien apprécié le roman d'Alice Audouin. Sur un ton humoristique, son pamphlet donne à réfléchir sur les innombrables difficultés qui s'amoncèlent lorsque nous voulons vraiment changer nos comportements. (...) Il faut donc trouver des solutions efficaces pour bouger un système complexe et pervers en évitant les actions "pipeaux" comme le souligne une collègue d'Emilie, l'héroïne d'"Ecolocash".
Edouard Bard
Félicitations pour votre livre qui m'a beaucoup plu. J'en ai apprécié le ton, l'humour, la pertinence. Votre analyse ironique de la façon dont le DD est appréhendé par certaines entreprises est édifiant.
Un redac chef de magazine sur le développement durable
J'ai profité de l'été pour lire ECOLOCASH : j'ai bien et apprécié l'humour et ses messages sous-jacents.
Sauveur Fernandez
Un excellent petit roman qui nous a fait mourir de rire. (...) Entreprises et écologie, comment concilier les deux ? Alice Audouin souligne les difficultés d'une telle ambition en nous faisant partager le quotidien d'Emilie et les questions qui ne tardent pas à la torturer. Ce petit livre se lit d'une traite, il est bourré de clin d'oeil hilarants, bref, on vous le recommande !
Colombe (blogueuse)
Vraiment très très chouette, j’ai adoré ! je m’attendais à ce que tu trouves un truc sur le sexe écologique !!!
Laurent Edel
C'est un roman-pamphlet très original et bien écrit: on le lit très vite, à la manière d'un roman de chick-list. Car Emilie est proche de ces filles superficielles à la Bridget Jones. Or, ce n'est pas de la chick-list mais bien un pamphlet (j'adore ce mot) qui dénonce ce marché extrêmement lucratif qu'est le développement durable. C'est évidemment beaucoup plus intelligent et profond que de la chick-list, mais surtout, ce roman bien documenté amène le lecteur (en tout cas moi!) à se poser des questions, se remettre en cause, sans pour autant forcément changer ses habitudes, malheureusement...
Une précision: Monsieur l'a lu juste après moi; j'étais un peu sceptique car je pensais que l'écriture serait un peu trop féminine pour lui mais il a beaucoup aimé et nous parlons souvent de ce livre. A lire donc, pour réfléchir, et qui sait, agir.
Sophie (tient un blog littéraire)
Ton livre est intelligent et ton esprit pétille. Tu as par ailleurs les griffes bien aiguisées, elles font des traces cuisantes car ton acuité te permet de ne pas rater ta cible, et celle-ci est large, comment ne pas se sentir visé?
Alain Beauvois
Très bonne suprise : drôle et caustique. Ce que je prefère ce sont les extraits qui ponctuent les chapîtres. Bravo.
Rodolphe Bosselut
Bonne claire et drôle illustration à la question "je me mets où entre la façon avec laquelle je vis aujourd'hui (suicidaire à terme) et la façon avec laquelle je devrais vivre pour tout faire pour sauver la planète (cauchemardesque tout de suite) ?
Nous n'avons pas la réponse aujourd'hui, nous savons même qu'il va être compliqué de la trouver, mais autant y réfléchir en y mettant parfois de l'humour. L'humour c'est un peu l'humilité. Ca peut être une piste.
Thomas
12:50 Publié dans Roman E C O L O C A S H | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ecoloclash, ecolocash, alice audouin
17 mai 2007
Les "documents" du livre : vrais ou faux?
Des documents issus de blogs, livres, de lettres anonymes ...rythment le livre et font écho à la partie romancée…alors vrai ou faux ?
Certains ont cru que tout était vrai et sont réellement allés surfer sur darwin-et-gaïa :-)…D’autres ont compris dès le départ que c’était inventé….bravo ! Cela étant, tout n’est pas complètement faux, dans les sens où certaines de ces fausses sources s’inspirent directement de vraies…explications :
Page 3, le courrier des lectrices..
C’est inventé, c’était seulement pour montrer les différentes façons de prendre la
chose…
Page 7 :Au poil près...
Inventé, pas de fondement sinon une intuition née à la lecture d’un article sur les mutations génétiques (mais maintenant on sait que la mutation vient du mélange avant tout), seulement un délire de science fiction, mais Nils est bien le prénom de mon frère, un mutant !
Page 20 le devoir de MBA...
Faux mais tout à fait sérieux ! une grande banque va créer une
activité biodiversité, aujourd’hui un des moyens identifiés de protéger la nature est de la financer et on parle déjà d’un marché de la biodiversité (le prix du dernier ours blanc… !). La citation de l’amérindien est vraie. On a quantifié financièrement le service rendu par l’abeille : 15 milliards de dollars par an ! La CIA va à Madagascar regarder les zones de biodiversité intactes...pour les acquérir. Le bien précieux est le lieu intacte. Demain l’or sera le coin de nature préservé. Si la production du pétrole par la terre, qui prend des millions d’années était comptabilisé (en incluant sa rareté)…et que ce soit intégré au prix…cela aurait d’énormes conséquences pour la lutte contre le réchauffement climatique (imaginons le prix de la dernière goutte de pétrole).
Page 27 plaidoirie pour Juju...
C’est inventé mais j’ai une pensée derrière. Est-on coupable si on agit vraiment pour tous ? le RC (rechauf climatique) ne crée-t-il pas une nouvelle « légitime défense » au nom de tous ?
Page 39 trajectoires marketing...
C’est inventé mais cela repose sur des tendance existantes. On le voit déjà, le produit devient plus vert, plus responsable….(enfin, quand ce n’est pas du greenwashing). Cette trajectoire démarre déjà, les produits vont devoir devenir plus responsables et donc les arguments marketing suivront dans ce sens.
Page 44 je me souviens…
Clin d’œil à Perec of course ! c’est l’idée de la nostalgie qu’il y aura à l’époque post-pétrole donc post-plastique.
Page 52 consommaction...
Inventé mais cela part d’une idée à laquelle je crois, or quand on parle de ça les gens disent « c’est du stalinisme » pourtant interdire/limiter les produits les plus nocifs est une nécessité. C’est une pensée très dérangeante, même pour les adeptes de la décroissance. Moi elle ne me gêne pas du tout car je vois son efficacité. Il ne faut pas confondre la planification centralisée (le système de l’ex URSS) et un système de limitation d’accès au marché de certains produits (cela peut passer par des « autorisation de mise sur le marché » plus strictes).
Page 59 la Crête....
Ici il y a un clin d’œil à un mouvement de « simplicité volontaire » poussé à bout, de réel retour à un seuil qui respecte la planète (une tonne de CO2, one, d’où Bellow one). Au début je parle de Geronimo, où dans ses mémoires (elles sont publiées aux Editions La Découverte) il explique qu’il ne comprend pas pourquoi la terre devrait être soumise au rendement. La pensée des amérindiens est fondamentale pour penser le rapport à la nature. Ce n’est pas un hasard si dans le documentaire « la 11 heure », deux d’entre eux sont interviewés.
Page 68 le juste prix...
Inventé mais assez proche de critiques tout à fait sérieuses. Le juste prix est très connu aujourd’hui. Il s’agit d’internaliser le coût environnemental dans le prix du produit. Intégrer les externalités négatives comme la pollution et les émissions de GES. Cela n’est pas le cas aujourd’hui, par exemple le prix d’un billet d’avion n’en tient pas compte, d’une voiture non plus. L’idée est de l’intégrer. Le moyen le lus connu est la fiscalité. Par exemple sur le pétrole. Je taxe fort le pétrole et donc le prix de l‘essence augmente, ainsi le coût environnemental de l’essence (les émissions de CO2 qui provoquent le rech climatique) est pris en compte. Si je suis tout à fait pour ces mesures, je pense qu’elle soulèvent aussi des questions que je souhaite effleurer ici. On parle auj. dans les idées du grenelle d’abaisser l’impôt sur le revenu et augmenter celui sur les énergies fossiles, pour que cela ne coûte pas trop au contribuable. Ce type de projet est en discussion et est à réfléchir en terme politique et social.
Page 74 discussion entre bloggeurs...
Tout ici est inventé mais issu d’une réflexion sur l’activisme. Certains cas sont directement inspirés de faits réels.
Baugielle a été inspiré de Rougier suite à ma connaissance de l’action de Sherpa contre eux.
Concernant l’ONG qui a dit qu’il ne fallait pas continuer le terrorisme, c’est l’ ELF (Earth Liberation front). L’ALF (Animal Liberation front) a repris leur flambeau mais sans en reteir l’enseignement final. Avec PETA, ils comptent parmi les activistes les plus proches du « sabotage ».
Page 81 Tchernobyl...
Inventé mais inspiré du livre « La supplication » de Svetlana Alexievitch, c’est un genre
cauchemar de Darwin puissance 1000 où on ne trouve pas la solution et où la notion d’héroïsme inspire la pitié.
Page 99 Japon...
Très sérieux et même très proche de sa source, un rapport que le Japon a produit sur le monde en 2050, j’en d’ailleurs ai fait un article dans ma lettre 2050. C’est très intéressant de voir comment un monde meilleur est imaginé. Et la source est la vraie : Japan for Sustainability.
Page 107 Oubli de penser...
Inspiré du philosophe Gunther Anders
D’ailleurs la source est Jim Anders ! C’est un penseur incontournable. Il faut lire un tout petit livre d’interview chez Allia « Et si je suis désespéré que voulez-vous que j’y fasse ? », pour deux paragraphes hyper importants... Il dit que notre puissance se multiplie mais que notre imagination ne suit pas, ce qui ne nous permet pas de penser à toutes les conséquences de nos actions. Il pose les fondements de la responsabilité. Il y a plein de tous petits livres de lui très forts et faciles à lire et dont je conseille la lecture.
Page 117 Les Lumières
Inventé mais fortement inspiré de deux sources, la première est le livre magistral d’Albert Hirschmann « Les passions et les intérêts », qui montre comment l’intérêt, passion jugée
inférieure et assez vile, a pris des lettres de noblesse en montrant sa capacité à pacifier les relations internationales. C’est un livre incontournable mais pas très facile à lire si pas de notion d’économie ou philo du XVIIIè. Autre clin d’œil la fameuse « fable des abeilles » de Mandeville, qui prétend que la société organisée en plein les petites mains qui travaillent pour les caprices d’une poignée de gens riches est somme toute assez bonne. Je critique bien sûr cela.
Page 132 giga-maladie...
Totalement inventé mais proche d’un mouvement minoritaire actuel que l’on peut retrouver dans la deep ecology ou même dans le pamphlet de Yves Paccalet « L’humanité disparaîtra bon débarras » : la suppression de l‘homme doit être envisagée s’il devait être vraiment nuisible. Cela renvoie aussi aux problèmes de démographie, étant absolument parallèles aux problèmes environnementaux. Clin d’œil aux carmélites également et surtout au Décameron de Boccace, un livre inoubliable qui se déroule au moment de la peste…dans de magnifiques jardins. D’ailleurs c’est Suzanne Decameron qui signe… !
Page 135 la maison brûle...
Directement inspiré du génialissime Bernard Charbonneau, d’ailleurs c’est signé André Charbonneau. Penseur incontournable, il interroge la notion de liberté et montre parfaitement comment son mauvais usage peut amener une dictature «désirée». Il faut lire absolument « Ecologie et Liberté », une introduction magistrale à la pensée de B. Charbonneau par D. Cérézuelle, ed Parangon (assez facile à lire).
Page 144 Les femmes...
Un texte très inspiré du mexicain Yvan Illich ! Très proche d’un paragraphe de son livre « La convivialité » … sur les femmes ! Ecrit dans les années 70, ce livre est stupéfiant d’intelligence, de justesse et d’espoir (pour les femmes surtout !). Il est essentiel selon moi que les femmes se détachent du modèle des hommes et retrouvent / recréent / créent leur propre modèle. D’où la signature « Jeanne Illitch » clin d’œil aussi à la mort de celui qui porte ce nom…
22:25 Publié dans Roman E C O L O C A S H | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : alice audouin, ecolocash, ecoloclash

